Malgré les négociations en cours sur la réforme judiciaire et institutionnelle, la crise politique israélienne semble devoir perdurer. Signe sans doute que la question dépasse le simple et nécessaire rééquilibrage entre les pouvoirs judiciaire, exécutif et législatif. Déjà beaucoup d’observateurs ont évoqué une crise d’identité. Deux conceptions du pays s’opposeraient. Celle du camp « laïc » qui voudrait faire d’Israël un État démocratique à l’image des pays occidentaux et celle de la droite sioniste et religieuse qui, a contrario, chercherait à renforcer le caractère juif de l’État.
On se situe à l’instant de l’histoire ou après avoir accepté de laisser partir le peuple (il faut voir l’étude qui permet de comprendre pourquoi les hébreux avaient besoin de l’accord de Pharaon pour sortir d’Egypte) Pharaon revient sur sa décision. Il y a des moments dans l’histoire ou on fait face à une révélation, un dévoilement d’évidences, qui vient à l’encontre de la manière de penser habituelle, puis le temps passe (ici 3 jours) et Pharaon revient aux habitudes de pensées antérieures. Il se lance avec toute son armée à la poursuite du peuple des hébreux.
Les Pirké Avot — traité des Pères — sont un ensemble de michnayot qui traitent de morale pratique. Or, le titre hébraïque de ce traité place cet enseignement de la morale dans la perspective d'un héritage, c'est-à-dire transmis par les Pères. Ce titre indexe l'enseignement de la morale à l'indice paternité.
C'est l'être Père qui a la capacité, la prérogative d'enseigner la morale, alors que c'est le maître qui enseigne la Thora, la loi.
Ce courant de transmission d'un héritage culturel entre cette manière d'être "père" et la manière d'être "fils" - qui semble lui être opposée - est d'ailleurs un sujet qui préoccupe la génération actuelle dans les différentes dimensions de ce que l'on appelle dans la civilisation occidentale, la contestation.
Cette première question restera donc en filigrane : pourquoi l'enseignement talmudique a-t-il tenu à attribuer l'enseignement de la morale pratique, de la pédagogie morale au Père, alors qu'habituellement l'enseignement de la tradition passe plutôt par la personnalité du maître ?
" Pendant ces deux mille ans d'exil, nous avons été habitués à considérer la période du Omer surtout comme une période de deuil, uniquement interrompue par le jour de Lag Ba'omer. Mais depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948, il semble que, parallèlement à la résurrection de l'histoire des Juifs sur leur terre, le calendrier hébreu lui aussi retrouve vie." (Rav Léon Askénazi – Manitou: Ki Mitsion, p.253).
"Ce Chabbat, qui précède la fête de Pessa'h, trouve une place particulière dans l'ordonnance du calendrier: il est nommé le Chabbat Haggadol, le "Grand Chabbat". Ce titre de Chabbat de la grandeur, la Tradition nous l'explique de deux manières. D'une part, en référence au dernier Chabbat que nos ancêtres ont passé dans leur propre exil, au temps des Hébreux en Egypte; et, d'autre part, en préfiguration du dernier Chabbat de l'histoire des hommes qui précèdera l'accès au temps du Messie pour toute l'humanité" . (Manitou: Ki Mitsion. p.177)