22 juin 2021

Corona Virus: L’annonce de l’arrivée prochaine de la Couronne de David sur terre ?

Le 20 Janvier 2021 Dès le début de notre histoire le monde est authentiquement perçu comme entaché d’un manque, un manque qu’il faut restaurer : « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, et la terre était chaos ». Ces récits, ces « évidences », nous apparaissent désormais tellement familiers que nous ne percevons plus le caractère irrationnel mais également révolutionnaire et subversif de ces mots qui s’assemblent. Dieu créa le ciel et la terre et la terre était chaos ? Oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre ce sont bien les premiers mots de nos récits Bibliques. Alors comment ? Dieu n’est pas capable de créer un monde qui ne serait pas à l’état de chaos originellement ? Notre tradition nous dit que non ! Le simple fait de créer entraine le mal, et donc l’état de chaos. C’est en créant que Dieu créé le mal et nous devons passer notre vie, à l’échelle individuelle et à l’échelle collective, à mériter l’être qui nous a été donné en grâce, pour pouvoir résorber l’état de chaos qui pré existait sur terre, et pour parvenir à se débarrasser du mal. A la différence de la tradition chrétienne qui doit contempler le monde tel qu’il nous a été donné, notre tradition nous indique que nous devons le transformer, l’améliorer, le circoncire. C’est notre travail d’homme, et cela avant même de parler de la faute de l’homme, qui vient après cet état de chaos originel. Le monde ne peut exister que parce qu’il est manquant, car s’il n’était pas manquant alors il ne serait pas « autre », s’il n’était pas « autre », il serait Dieu, et s’il était Dieu il ne serait pas du tout. Pour pouvoir exister, le monde est diminué, il est moins, il est manquant, et pour pouvoir être vraiment il faut qu’il parvienne à acquérir ce qui lui manque, et qui le définit essentiellement. Le monde est donc perçu d’emblée comme étant manquant mais manquant de l’essentiel. C’est de cet essentiel qu’il s’agit de faire la réparation, la restauration, l’acquisition. Quel est cet essentiel qui manque et qu’il nous faut acquérir ? C’est la couronne, c’est ce qui définit le niveau d’être du monde mais dont il est privé, afin qu’il puisse exister. La condition de notre existence, c’est que nous sommes comme une royauté sans couronne, et la couronne précisément c’est ce qui définit le monde dans lequel nous sommes insérés, mais dont nous devons faire l’acquisition. La couronne du roi, c’est bien ce qui définit le roi, mais ce n’est pas le roi. La couronne ce n’est pas le roi, et pourtant un roi sans couronne, ce n’est plus un roi. Le monde serait comme une royauté sans couronne et il s’agit de retrouver la proximité de la couronne. Plus cette proximité se dévoile et plus la réussite de la restauration du projet s’installe. La restauration du monde au sens ou l’entend notre tradition c’est la restauration de cette couronne. C’est à nous qu’il revient de régler l’état de chaos originel de la terre, et de restaurer le monde.  Bien entendu, il n’est pas interdit d’avoir de temps en temps un petit coup de main. On s’est beaucoup interrogé pour savoir si cette pandémie, qui touche, affecte et confine l’intégralité de la planète depuis près d’un an désormais, en créant une situation de « chaos », est de l’ordre de l’immanence ou de la transcendance ? Sans minimiser évidemment les drames qui se jouent tous les jours et ces décomptes macabres quotidiens, qui nous rappellent la gravité de la période que nous sommes en train de traverser, nous avons également pu observer un certain nombre de signaux étonnants, comme ce Chabbat de l’humanité, intense, que nous avons pu diagnostiquer, à l’occasion de l’apparition du virus qui nous a tous figé dans un état de stupeur et d’effroi, puis du premier confinement qui lui a succédé, entre un événement de transcendance pure qui est apparu subitement, et un événement de l’ordre de l’immanence comme conséquence, initiée par les hommes. Puis nous avons également pu diagnostiquer cette « Techouva » des nations qui petit à petit s’est réalisée un peu partout sur la planète et dont le phénomène est amplifié par la fermeture partielle et provisoire des frontières. Enfin, en miroir à la situation que Jacob a dû vivre lorsqu’il est descendu en exil, en Egypte, ce ne sont plus les jours d’Israël qui arrivent à leurs termes mais bien ceux de Jacob. De ce point vue la transcendance qui se dégage de la situation que nous traversons semble l’emporter sur une vision immanente. Les choses se remettent petit à petit à leur place, les événements révèlent très progressivement le projet, et si nous ne sommes qu’au début de ce dévoilement, et que seuls quelques contours nous apparaissent, les signes se font plus présents. Etant donné que les humanités n’ont pas réussi à retrouver ce qui fait d’elles leur identité spécifique, particulière, et à restaurer leur couronne, alors une force de l’ordre de la transcendance est en train de lui donner un petit coup de pouce. Il y a un enseignement de la cabale qui dit que l’écorce vient avant le fruit. Pour appréhender cet enseignement, il faut d’abord se rendre compte que pour comprendre que la prophétie a existé il faut comprendre qu’elle a cessé, et lorsque la prophétie a cessé, elle ne s’est pas arrêtée de façon immédiate et brutale. Il y a eu un phénomène de rémanence, quelque chose qui s’éteint progressivement et qui finit par se transformer, puis par disparaitre. On a l’habitude de dire que lorsqu’on ne voyait plus la lumière on ne voyait plus les ombres. Lorsque la prophétie a disparu, la fausse prophétie s’est également évanouie, et en même temps l’idolâtrie. Mais l’ombre a survécu un temps à la lumière si bien qu’il fut un temps de suspension ou la lumière avait disparu, mais pas totalement les ombres. De la même façon, au moment de la réapparition de la prophétie, l’écorce vient avant le fruit. Lorsqu’on voit les ombres, ce sont ces ombres qui précèdent la

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