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Un record en Israël : Une petite fille vient d’avoir son premier diplôme à l’âge de 2 ans !

Non, ce n’est pas un diplôme universitaire. L’unité de l’armée où son père est réserviste vient de lui décerner ce diplôme en ces termes:  » Chère Shoam (+ nom de famille)  Nous tenons à saluer ta contribution à la sécurité de l’État d’Israël.  Malgré ton désir ardent de voir ton Papa, le jour comme la nuit, tu fais preuve d’un comportement exemplaire en t’armant de patience et en secondant ta Maman à la maison.  Grâce à toi, ton Papa accomplit sa mission de soldat avec dévouement et responsabilité. Merci à toute la famille qui le soutient et le renforce. La division*** t’envoie un gros câlin ainsi que sa reconnaissance à toute ta famille  pour votre énorme contribution. Am Israël Hai! Respectueusement, »  Le Commandant de la brigade *** Le père de Shoam est père de 4 enfants en bas âge. Non, il n’est pas militaire de carrière, mais comme beaucoup de civils en Israël, depuis le 7 Octobre, il a déjà été enrôlé 3 mois à Gaza, est revenu à son domicile, est retourné au travail, puis a été a rappelé pour 2 mois supplémentaires à l’armée au mois de mars. Après avoir enfin réintégré la vie civile, il est de nouveau mobilisé et se trouve actuellement en mission au Liban. Qui rappelle ces enfants qui grandissent sans leurs pères? Qui rappelle ces mamans, le cœur rongé d’inquiétude, qui assument seules leurs familles, travaillent, gèrent leurs foyers, élèvent et protègent leurs enfants en les emmenant rapidement à l’abri dès que retentissent les sirènes, et cela de jour comme de nuit? Non, vous ne verrez pas les parents de Shoam participer aux manifestations qui se déroulent régulièrement à Tel Aviv ou dans d’autres endroits dans le pays. Comme la majorité des habitants, ils ont la mort dans l’âme de savoir qu’il y a encore des otages détenus à Gaza, mais ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour affronter la situation afin que de telles atrocités ne se renouvellent pas et afin de pouvoir enfin assurer aux enfants d’Israël, un avenir meilleur, un avenir de paix et de sécurité. En tant que citoyens israéliens, ils comprennent la prise de position personnelle des familles des otages qui font l’impossible pour libérer leurs proches. Mais ils sont aussi conscients du fait que l’immense responsabilité de la collectivité, incombe au gouvernement ainsi qu’à l’armée. Faut-il se plier aux exigences du Hamas et libérer les otages à tout prix? Même si le prix est de libérer une centaine de terroristes qui seront prêts à retourner sur le terrain dès demain afin de renouveler leurs ignominies? Les parents de Shoam ne sont pas un cas isolé, il y a une grande partie de la population qui est très partagée et ne descendra pas manifester dans les rues pour obtenir un accord à n’importe quel prix, étant consciente du fait que le sauvetage des uns, risque d’entrainer la condamnation des autres. C’est la raison pour laquelle la grande manifestation et la grève du 17/08/25 n’ont pas été suivies tel que les organisateurs l’espéraient. Ils pensaient pouvoir bloquer et paralyser le pays, mais le mouvement n’a pas eu l’ampleur qu’ils espéraient. L’impact a été mineur et l’activité économique en témoigne. Il y a eu une baisse de 5,1% par rapport au volume des dépenses enregistrées à ces mêmes heures le dimanche précédent, le 10 Août 2025. A la mi-journée, 32 personnes ont été interpellées pour blocages et troubles à l’ordre public. Vers 16h30, alors que les manifestants exigeaient la libération immédiate des otages détenus par le Hamas, un missile lancé par les Houthis du Yémen contre Israël, a déclenché des sirènes dans le centre d’Israël ainsi que dans la région de Jérusalem, obligeant des centaines de milliers d’Israéliens à se mettre à l’abri. Un petit rappel à tous les citoyens que pour l’ennemi, le but est d’attaquer Israël, sans aucune considération ni distinction entre les différentes appartenances politiques. Cet acharnement à affirmer ses opinions à travers des soulèvements populaires n’a jamais été fructueux pour Israël. Il y a 20 ans, lorsqu’Arik Sharon a décidé le démantèlement du Goush Katif, une grande partie de la population s’y est opposée en affirmant que c’était une grande erreur qui n’engendrerait pas la paix, mais bien au contraire… Les manifestations battaient leur plein à l’époque. Et aujourd’hui, ce qui a été considéré comme une affirmation vaine, trouve sa véracité après le 7 Octobre. Il en fut de même avec le retrait du Liban le 24 mai 2000. Un mouvement populaire mené par 4 mères de soldats, a conduit Israël à se retirer du sud Liban. Ehud Barak, qui était Premier Ministre a décidé d’un retrait unilatéral. Israël occupait alors le sud du Liban jusqu’en 2000, tout en étant confronté à une guérilla contre des milices chiites. Après le retrait d’Israël, les hostilités entre le Hezbollah (soutenu par l’Iran) et Israël ont perduré et ont conduit au conflit israélo-libanais de 2006. Une nouvelle période de conflit commence en octobre 2023, dans le contexte de la guerre à Gaza, conduisant à l’invasion israélienne du Liban en 2024. La réalité est complexe et pas toujours facile à assumer. Le peuple d’Israël a toujours aspiré à la paix et est toujours prêt à faire d’énormes concessions et sacrifices pour y arriver. Mais en tant que citoyens d’un pays sous régime démocratique, il est de notre devoir civil de faire confiance à nos dirigeants qui ont été élus à la majorité, et qui font de leur mieux pour donner le répondant adéquat à la réalité, en fonction de tous les éléments qu’ils possèdent et qui sont très souvent inconnus des citoyens.                    A l’heure actuelle, nos dirigeants sont convaincus que dans les conditions présentes, un compromis ne ferait qu’affaiblir la sécurité d’Israël. Dans ces périodes de confusion, l’enseignement du Rav Léon Askénazi – Manitou nous manque beaucoup, son analyse tellement perspicace pourrait nous aider à mieux cerner et comprendre les évènements que nous vivons… Et voilà que le commentaire de Manitou sur la Paracha que nous

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Le monde face à lui-même

Un texte sans appel de Peggy Sastre dans le Point qui met le monde face à lui même Ils ne se cachent plus. Mieux – ou pire : ils exhibent. Avec les images des otages israéliens Evyatar David (24 ans) et Rom Braslavski (21 ans), tous les deux capturés le 7 octobre 2023 au festival Nova et montrés émaciés, vidés, déshumanisés jusqu’à l’os, le Hamas brandit sa cruauté, revendique sa maîtrise de l’horreur. Et c’est précisément là que réside la relative nouveauté de la guerre qu’il mène contre Israël, de celles qui ne se gagnent plus à la kalach, à la roquette ou au drone, mais à la puissance symbolique. Dans l’ancien monde, les bourreaux camouflaient. Ou alors, s’ils exposaient, c’était pour terrifier, sidérer. Les nazis filmaient leurs autodafés et leurs victoires militaires, pas Auschwitz. Les Soviétiques triaient et truquaient leurs images comme leurs mots, avec l’obsession du grand récit patriotique. Les djihadistes, eux, sont venus casser ce pacte : ils ont documenté les égorgements, les décapitations, les prisonniers brûlés vifs dans leurs cages. Le sang n’a plus été une erreur, mais une stratégie. Le mal n’était plus le moyen, il est devenu le message.Le Hamas aura poussé cette logique jusqu’à la perfection. Mettre en scène un otage mourant, c’est une déclaration d’ascendant. Une manière de dire : « Il se meurt, sous vos yeux, et vous ne pourrez rien faire. Voyez ce que nous faisons et ce que vous ne ferez pas. » Le champ de bataille décisif n’est pas Gaza, Jérusalem ou Tel-Aviv, c’est la sphère cognitive occidentale. Ce que le Hamas veut prendre et défaire, ce n’est pas une armée, pas un pays, pas un territoire, c’est un imaginaire collectif.Précisément celui qu’il a réussi à parasiter, comme ces vers qui pourrissent le système nerveux des sauterelles et les poussent à se suicider. Car pour Evyatar David et Rom Braslavski, pas de unes, pas de cris, pas de marches. Pas d’ondes de choc. Juste le silence – ou pire, comme au 7 Octobre, la justification. Nos esprits sont aux fers. Et face à cette prise d’otage narrative, la logique de Netanyahou s’impose avec la clarté d’un miroir inversé : il n’y a plus de paix, plus de compromis – seulement la reprise de Gaza, totale, pour de bon, pas pour contenir, pour écraser. S’il faut évidemment qu’il soit désarmé, le génie maléfique du Hamas ne réside pas dans son arsenal, mais dans sa compréhension si fine et perverse de l’époque. Le Hamas est peut-être notre premier adversaire postmoderne, parfaitement conscient, savant, sachant que les récits priment sur les faits. Qu’il suffit d’insérer les bons mots-clés devenus mots d’ordre – « résistance »,« colonialisme », « apartheid », « génocide » – pour neutraliser les réflexes. Que dans une époque ivre d’émotions, pourtant si prompte à l’emballement, si sensible au moindre déraillement lexical, si facilement hystérisée par des tweets malheureux, certains êtres humains peuvent être débranchés, déprogrammés de l’humanité. C’est ce Juif à qui l’on demande pourquoi il s’intéresse tant au sort des otages israéliens et qui répond :« Parce que les Juifs sont les seuls qu’on attaque pour ce qu’ils sont et parce que nous sommes les seuls à les défendre. » Elle est là, la victoire du Hamas. Pas d’avoir tué, saccagé, violé, mais d’avoir filmé et diffusé la torture, la faim, l’humiliation – « Je suis en train de creuser ma propre tombe » – et de savoir qu’aucune alarme ne sonnera. Que les cœurs saignent à géométrie militante et que les cerveaux n’ont plus une goutte d’oxygène sous la main. Que les ONG détourneront les yeux. Que les pancartes sont toutes déjà imprimées, mais pour d’autres causes.Le Hamas est expert de cette stratégie ; cette grammaire du choc, il la parle comme si c’était sa langue maternelle. Et ses images d’otages faméliques, ces corps rendus à l’état de spectre et réactivant des traumatismes historiques évidents, ce sont autant de preuves de sa domination. Des images-tests, jetées à la face du monde pour vérifier jusqu’où il peut encaisser, tolérer, absoudre. Et le résultat ne pourrait être plus accablant. Voilà ce qu’il y a à lire dans ces vidéos. Pas la supplique, mais le triomphe. Autant d’images qui disent : « Nous avons gagné, nous avons kidnappé vos consciences, nous avons inversé vos repères, et nous pouvons tout montrer, parce que vous ne voyez plus rien. » Peggy Sastre, Le Point, édition du 14 août 2025.

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9 Av : Iris Haïm dans un post bouleversant 

Iris Haïm dans un post bouleversant à l’occasion du 9 Av et des 20 ans de l’expulsion du Goush KatifLa mère de Yotam, z’l, otage tué par erreur par des soldats de Tsahal a écrit un message bouleversant, tirant les leçons du passé.  »Qu’est-ce que le désengagement (du Goush Katif) pour moi? Et quel est le lien avec le 9 Av », c’est par ces mots qu’Iris Haïm ouvre son post.  »Jusqu’au 7 octobre, le 9 Av était lié à  »une tête de Ticha beAv » (expression en hébreu pour désigner une personne qui a l’air triste, ndlr). C’était encore un jour où les religieux nous imposaient toutes sortes de jeûnes superflus, un deuil, la fermeture des restaurants et l’absence de programmes télévisés. Un truc qui venait contrarier la routine que je voulais tant. De la même manière, le désengagement du Goush Katif, alors que des dizaines de milliers de personnes étaient expulsées de leur maison, de leur terre, au nom de l’idéologie de l’époque, que j’ai soutenue de toutes mes forces, j’ai observé de côté, j’ai tourné le dos à ces gens », avoue Iris Haïm.  »En fait, quand j’écris ces lignes maintenant, je vois vraiment sous mes yeux des files de Juifs qui sortent de leurs maisons dans les ghettos d’Europe, cela y ressemble non? Une expulsion est une expulsion. Ils ne m’intéressaient vraiment pas, ils n’étaient pas comme moi, je n’étais intéressée que par le calme, que les soldats ne meurent pas pour rien pour défendre une poignée de colons qui avait  »envie » de s’installer dans un endroit dangereux rempli d’Arabes ». Puis elle reconnait:  »Je n’avais rien compris, je ne voyais rien. A quel point? Le 7 octobre a changé ma vision des choses. Le jour où les habitants de Nahal Oz ont été appelés  »colons », le jour où mon fils et des milliers d’autres ont été enlevés et massacrés. Il a été enlevé parce qu’il était juif. Ce jour là les pièces du puzzle se sont assemblées. Des pièces auxquelles je n’avais pas accès jusque-là. 9 Av – la destruction des deux Temples, l’exil du peuple d’Israël, dispersé pendant 2000 ans. Shoah, guerres, un Etat et à nouveau expulsion, guerre, massacre. Tout est lié ». Iris Haïm exprime pour finir un souhait:  »Si je pouvais revenir en arrière, je me tiendrais à l’entrée du Goush Katif et je prendrais dans mes bras avec amour chaque jeune, chaque enfant, et je pleurerais avec eux. Je leur dirais qu’à chaque fois surgit une idéologie qui nous touche au coeur, que je les aime et que j’ai autant mal qu’eux. J’aurais eu pitié et j’aurais exprimé mon empathie. Août 2005 ne reviendra pas tout comme le 6 octobre 2023 ne reviendra pas. Il ne nous reste qu’à nous efforcer d’aimer davantage, de ne pas haïr, car c’est cette haine qui a causé notre destruction, autrefois et apparemment aujourd’hui aussi. Lors du désengagement, tout le monde portait du orange, aujourd’hui le orange est ma couleur préférée ». La mère de Yotam, z’l, enlevé de chez lui dans le kibboutz Nahal Oz a joint à son post une photo mettant en parallèle la destruction d’une maison dans le Goush Katif et la maison incendiée de son fils après le 7 octobre:  »J’ai pris cette photo d’internet – pourquoi me rappelle-t-elle la maison brûlée de Yotam? », interroge-t-elle.

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Pasteure Paula White-Cain : « Je suis venue embrasser le peuple d’Israël »

Femme de confiance de Donald Trump, à la tête du Bureau des affaires religieuses de la Maison Blanche et de la lutte contre l’antisémitisme,, la pasteure est en visite dans le pays pour une semaine La pasteure Paula White-Cain, l’une des plus proches collaboratrices du président américain Donald Trump, sa conseillère spirituelle depuis trois décennies et actuelle directrice du Bureau des affaires religieuses à la Maison Blanche – poste qui inclut notamment la lutte contre l’antisémitisme – est arrivée en Israël à l’invitation de l’homme d’affaires israélo-américain Niv Yaakobi. Sa visite, qui doit durer une semaine, comprendra plusieurs étapes dans le sud du pays, notamment dans les localités frontalières de Gaza, ainsi qu’une visite sur le site du festival Nova à Reïm. Un rendez-vous officiel est également prévu avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres hauts responsables israéliens. Plusieurs rencontres professionnelles auront également lieu dans le but de renforcer les coopérations entre la communauté chrétienne et Israël dans les domaines du tourisme, de l’économie et de la diplomatie. « Je suis heureuse d’être en Israël, une terre qui m’a profondément marquée tout au long de l’histoire du christianisme, mais aussi personnellement. Je suis venue embrasser le peuple d’Israël, découvrir de près les kibboutzim du Sud et le site du Nova, où s’est déroulée la pire tragédie pour le peuple juif depuis la Shoah », a déclaré Paula White-Cain. De son côté, Niv Yaakobi a souligné : « Cette visite a une portée historique. La communauté chrétienne a toujours été et restera le partenaire le plus fidèle d’Israël – sur les plans économique, diplomatique et spirituel. La présence de Paula ici symbolise une solidarité profonde et un désir sincère de rapprocher les peuples et les religions, pour vivre ensemble dans le respect et la paix, tout en préservant l’identité de chacun. »

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La brisure de l’unité

La brisure de l’unité Nous arrivons au terme du livre de Bamidbar, le livre des fautes, des chutes du peuple d’Israël pendant les quarante ans dans le désert. Dans ce livre figurent trois dénombrements. Les deux premiers présentent le même décompte et les sages nous exposent leurs divergences pour parvenir à ce même recensement. Le premier a lieu juste après la faute du veau d’or, tandis que le second, le 1er Yiar pour l’édification du Michkan, le temple qui a accompagné les enfants d’Israël dans le désert. Le troisième décompte est réalisé à la fin du livre de Bamidbar, dans la paracha de Pinhas, celle que nous avons lue la semaine dernière.  Rachi nous donne deux éléments de réflexion pour justifier ce dénombrement : « Cela ressemble à un berger dont le troupeau a été attaqué par des loups, lesquels ont tué plusieurs têtes de bétail. Il veut maintenant dénombrer les survivants » Autre explication : « Ils ont été comptés une première fois lorsque, étant sortis d’Egypte, ils ont été confiés à Moché. A présent que celui-ci est sur le point de mourir et de rendre son troupeau, on les compte à nouveau ». Manitou quand à lui nous donne une autre explication :  Selon Manitou le dénombrement est dangereux car anticipant sur le temps d’histoire donné à l’individu pour réaliser son identité au niveau des mérites suffisants. Tant qu’on est protégé par le groupe anonyme, on est à l’abri de ce décalage d’identité entre l’identité au nom de laquelle on est dénombré et l’identité qu’on a parvenu à atteindre.  Le dénombrement est donc un jugement anticipé témoignant du décalage entre l’identité idéale au nom de laquelle on est dénombré, et l’identité que l’on est parvenu à atteindre… Dans le troisième dénombrement du livre de Bamidbar, il y a un manque, une faille, un décalage, il manque six noms nous dit Manitou : Il manque ainsi six noms dans le décompte et ce manque déstabilise le peuple et l’empêche de rejoindre son identité. Manitou nous explique que ce manque est compensé par les cinq filles de Tsélofrad qui vont permettre d’établir les règles en matière d’héritage et redonner au peuple la dimension minimale dont il a besoin pour pouvoir poursuivre son histoire. Au-delà de l’exposition de ces faits on comprend que ce qui est en jeu ici c’est le défaut d’unité du peuple.  Tsélofrad porte atteinte à l’unité d’Israël dans sa démarche solitaire de chercher du bois le jour du shabbat. Nadav et Aviou transgressent le service et entrainent un risque d’idolâtrie et une brisure de l’unité d’Israël. Datan et Abiran se sont associés à la controverse de Korah qui, dans sa volonté démagogique de prendre la place de Moché, risque de remettre en cause l’unité d’Israël. C’est la faute la plus grave en Israël, celle de briser l’unité au sein du peuple et c’est la raison pour laquelle Jacob a prié pour que ce nom ne soit pas associé à la généalogie de Korah. Ces personnes comptabilisées ne sont pas mortes en faisant la guerre à leurs ennemis, ni en se comportant d’une manière immorale, elles n’ont pas eu un comportement inapproprié, ou de débauche. Non, le lien entre ces personnes mortes dans le désert, c’est qu’elles ont mis en cause l’unité du  peuple d’Israël. Chacune de ces fautes, qui fait perdre à Israël des personnalités importantes, dans le décompte, sont dues à une faute d’unité qui selon notre tradition est la faute la plus grave. L’unité d’Israël est indispensable et la Torah nous fait le récit, à l’occasion de ce troisième dénombrement du désert, des personnalités qui en Israël ont risqué de remettre en cause cette unité, et les écarte du décompte des enfants d’Israël. La période que nous traversons actuellement est difficile pour Israël et la guerre à Gaza suscite de nombreuses polémiques contre Israël. La contestation contre la politique du gouvernement Israélien est décomplexée et s’affiche sans filtre. L’Etat d’Israël est violemment pris à parti. Désormais Israël est désavouée, condamnée, calomniée, stigmatisée, le pays aurait basculé du côté du mal, de ceux qui détruisent, torturent tuent et « nettoient ». Alors que les condamnations à travers la planète sont unanimes et se multiplient, le monde refuse à Israël le droit de se défendre face au terrorisme à ses frontières.  On assiste médusés à une inversion victimaire qui transforme les victimes en bourreaux et les bourreaux en victimes. Lorsque cette rhétorique nauséabonde vient de la communauté européenne et occidentale, il n’y a pas de raison de se troubler, Israël y est habitué, et le passé témoigne de la permanence de ce discours. Mais les choses deviennent plus compliquées lorsque ce discours émane de personnalités juives elles-mêmes. Après l’épisode du Rabbin Delphine Horviller et de Madame Anne Sinclair, voilà que le philosophe Alain Finkielkraut à son tour nous fait part de son émotion devant cette guerre qui n’en finit pas et stigmatise Israël et son armée dans son action à Gaza. Et il s’interroge « ce que j’entends en Israël c’est qu’il n’y a pas de civils innocents à Gaza alors on peut tirer dans le tas, on tire sur des terroristes » puis « Parmi les 2,3 millions de palestiniens, n’y a-t-il pas d’innocents ? et si vous dites que non, alors on peut les tuer tous ! ». La charge est lourde. Nous sommes nombreux a avoir entendu les positions d’Alain Finkielkraut sur la guerre à Gaza et à s’être émus.  Je fais partie de ceux qui ont beaucoup admiré Alain Finkielkraut, j’ai lu la plupart de ses livres avec bonheur et j’ai été instruit, inspiré par lui, par sa pensée, par son courage à lutter parfois seul contre tous pour défendre des positions que je partageais, et c’est la raison pour laquelle sa prise de position aujourd’hui m’attriste infiniment. Ce peut-il que ce penseur exceptionnel, cet intellectuel inspirant, ce philosophe dont on aimait prendre exemple, passe à ce point, à ce moment de sa vie, à côté de l’histoire ? Alors on peut essayer de trouver au moins deux interprétations à ce positionnement, qui pour une fois, ne va pas

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Photo: Moshe Milner GPO

Le rôle déterminant de la grand-mère d’Emmanuel Moreno dans l’opération Entebbe

Dans la famille Moreno, il s’avère qu’Emmanuel, z’l, n’était pas le seul héros. Ninette, sa grand-mère, a joué un rôle déterminant et peu connu dans l’opération Entebbe. Ces jours-ci, nous célébrons les 49 ans de l’opération Entebbe, qui restera l’une des plus audacieuses de l’histoire d’Israël. A cette occasion, il convient de rendre hommage à une femme au courage et à la ténacité exceptionnelles qui a joué un rôle déterminant et insuffisamment connu dans la libération des otages. Il s’agit de Ninette Moreno,z’l, la grand-mère d’Emmanuel Moreno, z’l, héros de Tsahal, tombé au combat en 2006 lors de la deuxième guerre du Liban. Ilan, le père d’Emmanuel, raconte que sa mère était de passage en Israël avant de poursuivre vers Paris : « Mes parents vivaient au Canada. En 1976, cela faisait quatre ans que nous avions fait notre alya. Emmanuel (z’’l) avait cinq ans. Ma mère partait de chez nous pour Paris, où elle devait assister au mariage de ma cousine ». Avant d’embarquer, elle croise le Pr Livni et son épouse. Leur fils, mineur, devait prendre seul le même vol et le couple demande à Mme Moreno de bien vouloir veiller sur lui pendant le voyage, ce qu’elle accepte volontiers. « Ce lien avec ce garçon allait s’avérer décisif pour la suite », explique Ilan. Dès le détournement de l’avion, Ninette attire les soupçons des terroristes. Elle n’est pas israélienne mais possède plusieurs passeports: marocain, espagnol, belge, français, canadien, et une carte de résident américain. En outre, elle fait preuve d’une certaine audace en ne respectant pas les consignes données aux otages: « Quand les passagers sont arrivés à Entebbe, on leur a demandé de ne pas ouvrir les fenêtres. Ma mère l’a fait quand même, et a vu les Palestiniens accueillis en liesse par les soldats ougandais. Elle le racontera plus tard à Paris, et cela jouera un rôle important. », précise Ilan. Lors de la séparation entre les passagers israéliens et les autres, Ninette se retrouve du côté « non israélien », tandis que le garçon sur lequel elle avait promis de veiller reste dans la zone réservée aux Israéliens. « Elle pensait constamment à lui. La salle était séparée par des toilettes chimiques. Elle entrait du côté des étrangers, passait au-dessus des toilettes, et rejoignait la zone israélienne pour voir comment il allait. Elle faisait ça plusieurs fois par jour, devenant ainsi la seule à avoir une idée précise de la situation des otages israéliens. » Elle note tout dans un carnet : des croquis du hall, l’emplacement des fenêtres, ce que l’on peut voir depuis celles-ci, la position des otages, et même les caisses marquées « explosifs », reliées à des fils électriques, qu’elle découvre être vides. Le caractère déterminé de Ninette la mène à une confrontation directe avec le chef du commando, un Allemand hispanophone ayant vécu en Argentine. Elle lui dit qu’elle est malade et n’a pas ses médicaments. Il lui promet qu’elle sera dans la première vague de libérations. Mais le mardi, lorsque 100 passagers sont libérés, son nom ne figure pas sur la liste. Elle s’emporte contre lui pour n’avoir pas tenu parole, probablement à cause du nombre de ses passeports, qui a éveillé la méfiance des Palestiniens. Le jeudi, une nouvelle vague de libération se profile. « À 20 ou 21 heures, on nous annonce qu’une centaine de passagers vont être libérés. Mais le nom de ma mère n’apparaît toujours pas. On nous dit qu’il y a 102 personnes dans l’avion qui les ramène, mais seulement 100 noms sont publiés. Finalement, deux femmes supplémentaires sont mentionnées. » C’est alors que l’on comprend que Ninette, grâce à sa détermination, a réussi à se faire ajouter à la liste. Lorsque la liste est lue à haute voix devant tous les otages, son nom est oublié. Elle interpelle le commandant, qui finit par accepter. Mais des Palestiniens l’empêchent physiquement de monter à bord. Elle retourne voir le commandant, lui dit : « Tu n’es pas un vrai chef, ce sont eux les vrais chefs ici. » Il finit par l’escorter personnellement, et elle exige d’emmener « sa sœur » – en réalité une femme prise au hasard – qu’il autorise également à embarquer. À leur arrivée à Paris, un membre des services de renseignement français souhaite interroger Ninette. Elle refuse. Elle ne veut parler qu’aux Israéliens. A l’ambassade d’Israël à Paris, elle rencontre le général Amiram Levin. Elle sort son carnet et lui remet les croquis détaillés : fenêtres, positions des soldats, des terroristes, etc. Elle mentionne aussi l’accueil chaleureux des Ougandais, prouvant qu’ils étaient complices, et non de simples spectateurs – un renseignement essentiel pour la planification de l’opération militaire. Il s’avère qu’Israël disposait déjà des plans du terminal, conçu à l’origine par l’entreprise israélienne Solel Boneh, mais les Ougandais l’avaient considérablement agrandi. Pendant des années, il n’y eut aucune reconnaissance officielle. La famille Moreno commençait même à douter de la véracité des récits de Ninette. Des années plus tard, à l’occasion du 40e anniversaire de l’opération, la famille Moreno apprend, par l’ancien chef du Shin Bet Avi Dichter, l’ampleur réelle du rôle de Ninette. Au musée dédié à l’opération Entebbe, ses croquis sont exposés. Une mention y précise aujourd’hui que la dessinatrice est la grand-mère de l’un des plus grands héros militaires d’Israël, le lieutenant-colonel Emmanuel Moreno z’’l. Ninette se verra aussi décerner la citoyenneté d’honneur israélienne et une médaille par le président de l’État. « Nous ne savions pas si c’était vrai ou juste des histoires de grand-mère », admet Ilan Moreno. Ce n’est qu’après cette reconnaissance publique que la famille comprit l’ampleur réelle de ce que Ninette avait accompli. Par Guitel Benishay – IsraJ Photo: Moshe Milner GPO

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Il y a quelque chose chez Israël qui met mal à l’aise …

Il y a quelque chose chez Israël qui met mal à l’aise, et ce n’est pas ce qu’ils prétendent.Ils pointent du doigt la politique, les colonies, les frontières et les guerres. Mais si l’on creuse sous la colère, on découvre quelque chose de plus profond. Mal à l’aise non pas avec ce qu’Israël fait, mais avec ce qu’Israël est. Une nation si petite ne devrait pas être si puissante. Point final. Israël n’a pas de pétrole. Pas de ressources naturelles particulières. Une population à peine plus grande qu’une ville américaine moyenne. Ils sont encerclés par des ennemis. Détestés par l’ONU. Cibles du terrorisme. Dénoncés par des célébrités. Interdits, vilipendés et attaqués. Et pourtant, ils prospèrent comme s’il n’y avait pas de lendemain. Dans l’armée. Dans la médecine. Dans la sécurité. Dans la technologie. Dans l’agriculture. Dans le renseignement. Dans la moralité. Dans une volonté pure et inébranlable. Ils transforment le désert en terres agricoles. Ils produisent de l’eau à partir de l’air. Ils interceptent les roquettes en plein vol. Ils sauvent des otages au nez et à la barbe des pires régimes du monde. Ils survivent à des guerres censées les anéantir et gagnent. Le monde les observe sans comprendre. Alors, ils font ce que font les gens lorsqu’ils sont témoins d’un pouvoir qu’ils ne comprennent pas. Ils supposent que c’est une arnaque. Ce doit être l’aide américaine. Ce doit être un lobbying étranger. Ce doit être de l’oppression. Ce doit être un vol. Ce doit être une ruse obscure qui a donné aux Juifs ce genre de pouvoir. Ce doit être du chantage. Parce que Dieu nous en préserve, c’est réel. Dieu nous en préserve, c’est acheté. Ou pire, c’était prédestiné. Le peuple juif était censé disparaître depuis longtemps. C’est ainsi que l’histoire des minorités exilées, asservies et détestées est censée se terminer. Mais les Juifs n’ont pas disparu. Ils sont bel et bien rentrés chez eux, ont reconstruit leur terre, ont ressuscité leur langue et ont ressuscité leurs morts – avec mémoire, identité et pouvoir.Ce n’est pas normal. Ce n’est pas politique. C’est biblique. Il n’existe aucun code de triche expliquant comment un groupe de personnes retourne dans son pays après 2 000 ans. Il n’existe aucun chemin rationnel depuis les chambres à gaz jusqu’à l’influence mondiale.Et il n’existe aucun précédent historique à ce qu’on ait survécu aux Babyloniens, aux Romains, aux Croisés, à l’Inquisition, aux pogroms et à l’Holocauste, et qu’on soit encore au travail un lundi à Tel-Aviv. Israël n’a aucun sens. À moins de croire en quelque chose qui dépasse les mathématiques. C’est ce qui rend le monde fou. Parce que si Israël existe, si cette nation improbable, ancienne et détestée est encore élue, protégée et prospère, alors peut-être que Dieu n’est pas un mythe après tout. Peut-être qu’il est toujours présent dans l’histoire. Peut-être que l’histoire n’est pas le fruit du hasard. Peut-être que le mal n’a pas le dernier mot. Peut-être que les Juifs ne sont pas seulement un peuple… mais un témoignage. C’est ce qu’ils ne supportent pas. Parce que dès l’instant où l’on admet que la survie d’Israël n’est pas seulement impressionnante, mais divine, tout change. Votre boussole morale doit se remettre à zéro. Vos présupposés sur l’histoire, le pouvoir et la justice s’effondrent. Vous réalisez que vous n’assistez pas à la fin d’un empire, mais au début de quelque chose d’éternel. Alors ils le nient. Ils le vilipendent. Et s’enflamment contre lui. Parce qu’il est plus facile de qualifier un miracle de « fraude » que d’envisager la possibilité que Dieu tienne ses promesses. Et il les garde sous silence. Article d’Alistair Heath, journaliste britannique, paru dans le Daily Telegraph

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Or LeGoyim : Une lumière pour les nations ?

Or LeGoyim Une lumière pour les nations ? Ou seulement pour Israël ? Il est une chose pour un juif de parler depuis l’exil et s’en est une autre, très différente, que de parler depuis la terre d’Israël, surtout à un tournant majeur ou Israël a pris ses responsabilités dans des actions qui visent à préserver son existence, et à modifier le sens de l’histoire. Au moment où les événements sont en train de nous rapprocher du moment où l’histoire va rejoindre ce qu’on attendait d’elle, et va finir par s’écrire, dans ce moment paroxysmique ou les équilibres au sein de la planète sont en train de se modifier de façon durable, apparait à l’intérieur du peuple juif, une discussion, probablement une controverse, sur laquelle il pourrait être intéressant de se poser et de réfléchir. Pour avoir échangé avec de nombreux confrères, proches, amis, frères en Israël sur la situation, on sent presque comme un sentiment partagé de résignation, de fatalisme et de désintérêt, d’une majorité d’Israéliens devant l’image que renvoie la société israélienne dans le monde occidental.  Evidemment, et comment ne pas les comprendre ? La façon dont le conflit à Gaza est présenté en occident et plus particulièrement en France a de quoi résigner le plus farouche défenseur d’un partenariat renforcé avec l’occident et la France. La manière dont les choses sont évoquées  dans le conflit avec le régime obscurantiste des gardiens de la révolution est un peu différent. Mais ne nous faisons pas d’illusions et on peut être convaincu qu’au fur et à mesure que le temps va s’écouler, on verra se succéder face aux actions d’Israël, les nuances, les réserves, les oppositions puis les critiques et enfin les accusations unanimes. Après les 12 jours de guerre, et la trêve qui s’est installée on entend déjà la petite musique monter et les discours sur la volonté expansionniste, colonialiste et impérialiste d’Israël refont surface et commencent à donner les arguments aux accusations. Dans ce contexte difficile, qui finalement ne nous apprend pas grand-chose de nouveau sur le regard que pose l’humanité sur les juifs et sur Israël, dans ce contexte de guerre permanente ouverte sur tous les fronts pour assurer l’existence de l’état hébreu, comment ne pas comprendre ces Israéliens qui nous indiquent désormais ne plus vouloir se préoccuper du sort des nations, et les laisser penser et faire ce qu’ils veulent. Comme on dit « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». Si la haine d’Israël est si forte parmi les nations, parmi l’humanité, et bien tant pis, et avançons sans eux se disent légitimement ces israéliens lassés par les multiples tentatives pour essayer en permanence d’atténuer en vain la rudesse du regard qui est posé sur Israël, et les nombreuses accusations infondées. Quand on a vu les images des missiles iraniens traversant le dôme de fer, s’écrasant sur le sol, éventrant des immeubles et faisant des dégâts considérables dans les centres villes, on se dit que la population est courageuse, résiliente, et admirable, et on comprend un peu mieux encore cette impression de lassitude vis-à vis des nations et leur refus de principe à comprendre ce qui se joue vraiment dans cette partie du monde. Et alors… doit on laisser s’installer un discours de haine et de détestation d’Israël dans le monde ? Doit-on laisser les images incitant à l’accusation d’Israël parmi les nations sans même essayer de donner les arguments qui pourraient justifier les actions d’Israël et expliquer de manière pédagogique les raisons qui conduisent le pays à agir comme il le fait dans cette période si particulière de notre histoire. Et c’est là il me semble qu’apparait une ligne de fracture avec ceux qui aimeraient que l’on puisse expliquer aux nations concrètement ce qu’il se passe, et même si ce n’est que pour en convaincre un sur un million parmi leurs populations, il faut le faire. Et forcément les arguments sont plus forts venant de ceux qui vivent la situation de l’intérieur. Car beaucoup aujourd’hui parmi les nations du monde ne comprennent pas ce qu’il se passe à Gaza, ni même ce qu’il se joue exactement dans l’affrontement avec le régime des mollah, ni que ce n’est que l’avant-scène d’un acte qui va aussi les concerner . Il me semble que ne pas les informer des réalités globales qui se trouvent cachées derrière ce conflit régional est un manquement important. Israël n’est pas élu à des droits supplémentaires, mais à des devoirs supplémentaires. Malgré la difficulté de la période, malgré l’intensité des combats un peu partout autour du pays, il faut continuer, et il me semble plus que jamais, à justifier les raisons qui conduisent Israël à agir comme il le fait. C’est un enjeu pour l’humanité, pour les juifs de l’exil qui s’éveillent à leur identité, pour Israël. « Lorsqu’il y a des élus qui sont élus par le peuple, le danger, le piège c’est que puisque le peuple les a élu, il n’y a que les élus qui comptent, et le peuple est disqualifié. On élit des députés censés être les représentants de ceux qui les ont élus, mais ensuite les électeurs sont mis entre parenthèses et les élus s’érigent en peuple sans aucune considération pour le peuple… » Manitou disait dans la paracha de Behaloteha que nous avons lu il y a deux ou trois semaines, à propos de la mise à part des Leviim du dedans des enfants d’Israël, au chapitre 8 verset 10 du livre de Bamidbar : « Le piège c’est qu’une fois la tribu de Lévi mise à part des tribus d’Israël, cela disqualifie les tribus. » Puis il poursuit : « Rashi veut nous faire comprendre que le véritable sens du verset c’est le contraire de ce qu’on aurait pu croire. » . Dans ce verset analysé par Manitou à travers Rashi, le peuple des enfants d’Israël est cité cinq fois, comme pour bien signifier « que la Torah cherche à expliquer que ce qui est précieux au yeux de Dieu c’est son peuple. Cela concerne les enfants d’Israël et pas les Levy. S’il n’y

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Gog et Magog, et le règne messianique

Manitou nous manque et surtout pendant ces périodes difficiles que nous traversons. Il ne nous a pas dicté  notre conduite, ni dévoilé  quel serait le futur, mais à travers son enseignement, il nous a transmis des clés qui nous permettront d’interpréter et de mieux comprendre les événements que nous vivons. Alors qu’Israël semblait bien isolé face à ses multiples conflits dans la région et notamment dans sa confrontation avec le régime obscurantiste des mollahs afin de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, alors que le CEA appelait à la désescalade, que les dirigeants européens voulaient jouer un rôle majeur et invitaient les « deux belligérants » à cesser les hostilités et à se retrouver à la table des négociations, que l’Onu stigmatisait, une fois encore Israël, le président Trump a dans la nuit de samedi 21 juin montré un courage admirable et un soutien sans faille à l’État hébreu, en autorisant le bombardement sur trois sites nucléaires stratégiques de l’Iran. Dans ce tournant majeur dans l’histoire du monde et dans celle d’Israël, qui permet d’envisager un avenir plus apaisé, débarrassé de la menace du régime des gardiens de la révolution, l’équipe du site Manitou l’hébreu a retrouvé un cours de Manitou de 1989 en hébreu qui résonne de manière étonnante avec la période que nous traversons. Cours de Manitou de 1989  Sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, Gog et Magog, et le règne messianique Traduction partielle d’un cours de Manitou donné en hébreu en 1989 dont le lien figure ci-dessous pour ceux qui souhaitent le suivre intégralement : https://www.youtube.com/watch?v=jIxJrMwPug8 Manitou enseigne, à travers les écrits du Maharal, qu’à la fin des temps, parmi les quatre empires ne subsisteront que deux : La Perse c’est à dire l’Iran, et Édom c’est à dire les États-Unis. Il s’appuie dans son cours, notamment sur le livre du Maharal de Prague : Israël face au 4 empires. C’est dans ce livre que ce dernier répond notamment à la question : où figure Ichmaël parmi les 4 empires ?  Faisant preuve d’une véritable vision prophétique puisque le texte date du 16ème siècle il écrit : «Certains se demandent où est évoqué cet autre règne puissant et agressif  qu’est celui d’ Ichmaël ? …. Mais peut être est-il fait allusion à Ichmaël à travers la Perse, le second empire… » Une guerre éclatera entre elles. Le Talmud rapporte une divergence : qui l’emportera ? Le Maharal de Prague révèle que, finalement, Édom (les États-Unis) triomphera de la Perse (l’Iran) et « ensuite commencera le règne du Messie ». Manitou : Le Maharal révèle  : « Et la fin des temps viendra d’Édom ». Il explique cela, en s’appuyant sur plusieurs passages du Talmud. Il dit : À la fin des temps, seules subsisteront deux puissances parmi les quatre empires : Perse et Édom. – Babylone disparaîtra, – la Grèce disparaîtra,  ne resteront que la Perse et Édom, et il y aura une guerre entre elles. Et dans le Talmud, il y a controverse : Qui vaincra l’autre ? Édom contre Perse, ou Perse contre Édom ? Et en fin de compte, le Maharal de Prague tranche, selon le Talmud :  Édom vaincra Perse. La Torah nous révèle ici que le « génie », disons, d’Ismaël, se réalise à la fin en Perse. C’est l’énigme soulevée par le Maharal, à laquelle, à mon avis, il donne lui-même la clé dans cette même source. Car selon moi, le Maharal est le seul à avoir dit que le royaume d’Ismaël, c’est la Perse. Et il est fort possible que cette idée vienne du même passage talmudique. Vous comprenez ? Et plus tard, dans une autre occasion peut-être, nous verrons ce que dit le Maharal dans *Netsah Israël*. Mais brièvement, je veux expliquer comment il résout cette dernière question : À la fin des temps, il restera dans le monde : Israël, le chaos des nations, la Perse d’un côté, et Rome de l’autre. Il y aura une compétition, et cela est lié à la question de Gog et Magog. C’est une confrontation globale autour d’Israël. Savez-vous ce qu’est « Gog et Magog » ? Ce ne sont pas deux peuples qui se battent entre eux. « Magog » est une civilisation, et « Gog » est son roi. Et selon la Kabbale, c’est une guerre du monde entier contre Israël, car la guématria (valeur numérique) de « Gog ouMagog » est soixante-dix, représentant les soixante-dix nations du monde. Vous comprenez ? Ainsi, selon nos sources, il est fort possible que cette guerre mondiale, cette guerre du monde entier contre Israël, ait commencé avec la Première Guerre mondiale, et qu’elle se termine à notre époque. On voit une guerre continue, une volonté d’anéantissement d’Israël, qui commence à l’époque de la Déclaration Balfour, en 1917, et en parallèle, on assiste à la renaissance du peuple d’Israël, et à la montée de l’antisémitisme mondial. Le point culminant de cela fut bien sûr la Shoah, mais malheureusement, cela ne s’est pas arrêté là. Nous sommes témoins de phénomènes très inquiétants. Les Juifs veulent fuir l’Europe, ça commence avec l’Europe soviétique, et en même temps, l’antisémitisme augmente en Europe occidentale. Donc il y a une inquiétude très profonde pour les Juifs restés en Europe, notamment en Europe de l’Ouest et en Amérique. Que se passera-t-il ensuite ? Personne ne le sait. Mais il y a un phénomène très préoccupant qui commence à peine à se manifester. C’est une autre question. Donc, le Maharal explique ceci : Il y aura une compétition entre Perse et Rome. Qui l’emportera ? Il donne l’explication suivante : Le Premier Temple a été détruit par Babylone, et la Perse a vaincu Babylone. Donc la Perse est plus puissante que Babylone. Le Second Temple, reconstruit grâce à la Perse (via Cyrus), a été détruit par Rome. Donc Rome est plus puissante que la Perse. Vous comprenez ? C’est son raisonnement. Et il se peut que c’est ce qui est en train de se passer dans le monde aujourd’hui. Il y a quelques années, on craignait une guerre mondiale entre Rome et la Perse. Finalement, ça ne

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