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Un petit mot sur Pessah

La Haggada de Pessah est probablement le texte qui a suscité le plus grand nombre de commentaires – on en compte plusieurs centaines. Une des parties centrales de la Haggada est l’énumération des 10 plaies qui ont frappé l’Egypte et les égyptiens, avant la sortie des hébreux. Le rédacteur de la Haggada a ensuite ajouté à la liste des 10 plaies qui sont mentionnées explicitement dans la Torah, une série de drachot établissant une comparaison entre le nombre de plaies explicitées dans la Torah et le nombre de plaies non explicitées qui ont frappé les égyptiens au moment de la traversée de la mer : selon Rabbi Yossi 50, selon Rabbi Eliezer 200 et selon Rabbi Akiva 250. Le fondement de ces drachot est l’opposition entre le début du verset 15 du chapitre 8 à propos de la plaie des poux et le début du verset 31 du chapitre 14, au moment du passage de la mer, dans le livre de Shemot : וַיֹּאמְרוּ הַחַרְטֻמִּם אֶל פַּרְעֹה אֶצְבַּע אֱלֹהִים הִוא וַיַּרְא יִשְׂרָאֵל אֶת הַיָּד הַגְּדֹלָה אֲשֶׁר עָשָׂה ה’ בְּמִצְרַיִם « et les mages ont dit à Pharaon : c’est le doigt de Dieu ». « Israel a vu la main grande que Hashem a fait contre l’Egypte ». On peut légitimement se poser la question de savoir quel est le sens de cette expression « Israel a vu », sans bien entendu ignorer l’autre question évidente : est-ce que Dieu a une main ou des doigts ? qu’est-ce qu’Israel a vu ? A priori, la réponse se trouve aux versets 15-21 du chapitre 14 qui parle explicitement de la main de Moshé, comme par exemple au verset 16 : וְאַתָּה הָרֵם אֶת מַטְּךָ וּנְטֵה אֶת יָדְךָ עַל-הַיָּם וּבְקָעֵהוּ וְיָבֹאוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל בְּתוֹךְ הַיָּם בַּיַּבָּשָׁה. « Et toi, élèves ton bâton et étends ta main sur la mer et sépares la et les enfants d’Israel viendront dans la mer comme sur le continent ». Et donc, selon ces versets, la « grande main » qu’Israel a vu est celle de Moshé ! Dès lors, comment nos Sages ont pu comprendre que cette main était celle de Dieu lui-même ? La réponse est simple : Dieu a agi par l’intermédiaire de la main de Moshé, a dévoilé sa volonté par l’intermédiaire de Moshé. Et donc, nous pouvons en déduire que sans l’action préalable de Moshé, rien ne se serait passé.  Nous avons là une illustration du principe qu’un miracle ne peut survenir sans qu’auparavant, l’homme ait agi – ce qui est nommé אתערותא דלתתא « l’éveil d’en bas » qui doit précéder « l’éveil d’en haut » אתערותא דלעילא. Ceci précisé, nous pouvons maintenant nous interroger plus profondément sur l’emploi même du verbe « voir » ou d’autres anthropomorphismes dans la Torah, comme « savoir » pour parler de la manière dont Dieu agit dans notre monde – ce qu’on appelle couramment la Providence divine – ההשגחה האלוקית. Pour ce faire, intéressons-nous à ce que rapporte le Midrash (Shemot Rabbah 1-36) au nom de Reish Lakish: וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַיֵּדַע אֱלֹהִים … דבר אחר: וירא אלהים – אמר ריש לקיש: שראה שהן עתידין להמרות על ים סוף דכתיב (תהלים קו ז) וימרו על ים בים סוף וידע אלהים, ידע שהן עתידין לומר (שמות טו ב) זה אלי. « « Dieu vit les enfants d’Israël, et Dieu sut… » Autre explication : « Dieu vit » Reish Lakish dit : Il vit qu’ils étaient destinés à se rebeller à la mer des Joncs, comme il est écrit : « Ils se rebellèrent contre la mer, à la mer des Joncs » (Psaumes 106, 7). « Et Dieu sut » — Il sut qu’ils étaient destinés à dire : « Celui-ci est mon Dieu » (Exode 15, 2). L’admour de Sokhatshov, Rabbi Shmuel Bornsztein (1856-1926) auteur du Shem Mishmuel, nous explique ce Midrash de manière profonde, en faisant la différence entre une vue superficielle d’un évènement – vue caractérisée par l’emploi du verbe “voir” et une compréhension profonde du même évènement – vue caractérisée par l’emploi du verbe “savoir”. Une vue superficielle des évènements nous amène à dire qu’une partie des hébreux s’est révoltée en voyant devant eux la mer, ne sachant pas quoi faire, pris en étaux entre la mer d’un côté et l’armée égyptienne conduite par Pharaon de l’autre, comme le souligne d’ailleurs la Mekhilta qui nous dit que le peuple s’est divisé alors en 4 groupes : ceux qui disaient que tout était perdu et qu’il fallait se suicider, ceux qui disaient qu’il fallait se rendre aux égyptiens, ceux qui disaient qu’il fallait se battre et ceux qui disaient qu’il fallait prier. Et donc, on pourrait arriver à la conclusion que ces hébreux n’avaient plus confiance dans la Providence divine, même s’ils avaient, dans un premier temps, suivi Moshé : au moment de la première épreuve, cette confiance, cette Emouna avait disparu ! C’est là que se dévoile toute l’importance du Hidouch, du renouvellement de sens du Shem Mishmuel qui s’appuie sur l’enseignement de la Guémara qui rapporte l’enseignement de Reish Lakish dans le traité de Yoma (86b), à propos de quelqu’un dont le repentir est authentique : אמר ריש לקיש : גדולה תשובה שזדונות נעשות לו כשגגות וכו’. « Reish Lakish a dit : grande est la Teshouva car les fautes intentionnelles deviennent non-intentionnelles ». Le Shem Mishmuel explique que ce sont précisément ces fautes intentionnelles qui ont amené cette personne à revenir. Pourquoi ? Parce qu’il a pris conscience du fait qu’il était tellement éloigné, qu’il a décidé de revenir. Il a compris que s’il continuait dans cette direction, il perdrait finalement son identité, son essence même. Il a alors réveillé en lui ce point qui est nommé par ailleurs הנקודה הפנימית – le point le plus intérieur de son essence. C’est ce que les hébreux ont fait quand ils se sont retrouvés dans cette situation apparemment sans issue : du fond de leur désespoir pour certains, ils se sont « réveillés ». C’est très exactement ce que le Psalmiste dit (psaume 130): מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ ה’ « Des profondeurs je t’appelle Hashem ». C’est parce qu’ils étaient arrivés aux profondeurs les plus extrêmes que les hébreux ont trouvé la force de dire alors la Shira – le chant par excellence, c’est

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Plus de deux ans et demi de guerre… et Israël toujours heureux

Le 20 mars est célébrée dans le monde la Journée internationale du bonheur – une date destinée à rappeler que le bonheur n’est pas un luxe, mais une composante essentielle du bien-être humain. Mais que signifie une telle journée dans un pays en guerre prolongée, sous menace sécuritaire permanente et dans un climat d’incertitude quotidienne ? La question devient encore plus complexe lorsque l’on observe le rang élevé d’Israël dans l’indice mondial du bonheur. Beaucoup peinent à comprendre comment un pays confronté à des tensions, à des pertes et à une anxiété collective existentielle parvient à préserver un niveau élevé de bonheur. Mais c’est peut-être précisément dans cette réalité paradoxale que réside le secret du bonheur israélien. Le bonheur n’est pas le produit d’un calme extérieur, mais d’une force intérieure. Aristote lui-même soulignait que le bonheur dépend de nous, et non nécessairement de la réalité objective. Il est essentiel de préciser que le bonheur israélien n’est ni naïf ni détaché du réel. Les Israéliens sont pleinement conscients des difficultés, mais choisissent de s’ancrer dans le sens : la famille, l’esprit communautaire, le bénévolat, la solidarité et le sentiment d’appartenance. Les indices internationaux du bonheur, en tête desquels le World Happiness Report, reposent sur une combinaison de données subjectives et objectives : niveau de revenu, état de santé, sentiment de liberté de choix, générosité, confiance dans les institutions, soutien social, cohésion et solidarité. Israël présente un profil unique dans ce classement. En période de guerre, la solidarité et les réseaux de soutien communautaire se renforcent considérablement. En conséquence, le sentiment de résilience sociale et de sens existentiel augmente. Ainsi, même lorsque certains indicateurs montrent une hausse des émotions négatives – stress, anxiété – la force du tissu social permet au pays de se maintenir à un niveau élevé de satisfaction de vie. L’indice mondial du bonheur n’est pas qu’un classement. C’est un outil qui permet aux sociétés de s’observer, d’identifier leurs forces et leurs faiblesses, et d’agir pour améliorer la qualité de vie de leurs citoyens. Le bonheur israélien est une réalité complexe. Il mêle douleur et espoir, peur et courage, fracture et résilience. Il rappelle que le bonheur est un chemin nourri par une conviction profonde : celle de pouvoir trouver du sens et de la lumière, même dans les moments les plus sombres. Au fond, ce paradoxe résume peut-être mieux que tout la réalité israélienne : un pays sous tension permanente… mais qui continue, coûte que coûte, à faire front – et à trouver du sens. Nathalie Sosna Ofir – IsraJ

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L’Iran derrière les attaques antisémites en série dans le monde, le Mossad en alerte

Depuis le déclenchement de la guerre contre l’Iran, les actes antisémites à travers le monde ont connu une augmentation préoccupante de 20 %, alerte le Mouvement de lutte contre l’antisémitisme (CAM). Selon son dernier rapport, 137 incidents ont été recensés la semaine dernière, incluant agressions, menaces, actes de vandalisme et incitations à la haine contre des Juifs et des institutions juives. Les autorités israéliennes mettent en garde : l’Iran mène une campagne mondiale ciblant les Juifs et les Israéliens, dans le cadre de sa riposte à l’offensive israélo-américaine. « Le Mossad est déployé partout dans le monde pour traquer les cellules terroristes et déjouer les attentats », a déclaré un haut responsable israélien. « Les chiffres sont hallucinants et témoignent de l’ampleur des tentatives d’attaques iraniennes. » Le rapport précise que 27 incidents sont directement liés à la guerre avec l’Iran, motivés par le soutien au régime et l’antisémitisme. Plusieurs attaques ont visé des lieux de culte et des écoles juives, notamment une synagogue à Liège, deux synagogues à Toronto et une école juive à Amsterdam. À West Bloomfield, dans le Michigan, un terroriste armé a été abattu alors qu’il tentait d’attaquer une synagogue ; son véhicule contenait des explosifs. Aux États-Unis, des agressions antisémites ont été signalées à San Jose (Californie), tandis qu’au Royaume-Uni et en Allemagne, des slogans haineux et des tentatives d’attentats ont été rapportés lors d’événements publics et contre des institutions juives. Les autorités israéliennes ont émis un avertissement aux Israéliens vivant à l’étranger, les appelant à la vigilance et au respect strict des mesures de sécurité. Johanna Afriat, pour IsraJ

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« Le moment de vérité approche »

« Le moment de vérité approche » : Netanyahou adresse un message aux Iraniens et critique les pays occidentaux Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est exprimé ce samedi soir à propos de l’opération « Rugissement du Lion », mêlant avertissements aux régimes hostiles et message direct au peuple iranien. S’adressant aux citoyens iraniens, Netanyahou a déclaré : « Le moment de vérité approche, tenez bon. La libération de l’Iran repose sur vous. Nous cherchons à vous aider à briser le joug de la tyrannie. Le jour n’est pas loin où Israël et l’Iran redeviendront des amis. » Selon lui, la campagne militaire actuelle pourrait se prolonger et nécessitera « une détermination collective » pour atteindre ses objectifs. « Concernant nos actions à venir, nous avons un plan bien rodé qui réserve des surprises. Notre objectif est de déstabiliser le régime et de permettre le changement », a-t-il déclaré, tout en soulignant le soutien des citoyens israéliens dans les abris : « Vous nous dites : “Continuez jusqu’à la victoire.” » « Notre succès mènera non seulement à l’élimination de la menace nucléaire, mais aussi à la paix entre Israël et l’Iran et à la paix dans le monde entier », a-t-il insisté. Netanyahou a également critiqué les dirigeants occidentaux et l’ONU, dénonçant leur « faiblesse » et leur « laxisme » face aux attaques du régime iranien. « De nombreux pays se tournent désormais vers Israël pour coopérer », a-t-il affirmé, estimant que son pays reste un « phare de force et d’espoir » dans la région. Il a lancé un avertissement clair aux Gardiens de la révolution : « Quiconque déposera les armes ne sera pas touché ; quiconque refusera en subira les conséquences. » Le Premier ministre a rappelé que le régime iranien poursuit depuis 47 ans des objectifs extrémistes et nucléaires, malgré les avertissements israéliens et américains. D’après le Premier ministre, « il y avait un risque que l’Iran attaque d’abord des cibles américaines dans la région et Israël, et c’est pour toutes ces raisons que nous avons agi au moment opportun. » Concernant le Liban, Netanyahou a insisté sur la responsabilité du gouvernement libanais vis-à-vis du Hezbollah : « Des conséquences catastrophiques s’ensuivront si vous ne prenez pas vos responsabilités. Le moment est venu pour vous de faire respecter le cessez-le-feu et de désarmer le Hezbollah. » Le Premier ministre a également dressé un bilan des opérations militaires israéliennes : « Nous avons éliminé Khamenei, neutralisé des dizaines de hauts gradés des Gardiens de la révolution et pris le contrôle quasi total de l’espace aérien au-dessus de Téhéran. » Netanyahou a conclu sur un ton de défi : « Nous poursuivons la guerre avec toutes nos forces et nous l’emportons grâce à notre initiative, notre ruse et notre détermination. La catastrophe du 7 octobre a marqué un tournant : nous avons transformé Israël en puissance régionale capable de dissuader tous ses ennemis, et nous sommes en train de transformer le visage du Moyen-Orient. » Johanna Afriat pour IsraJ

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Aujourd’hui, le monde va un peu mieux.

Samedi 28 février 2026, une vaste offensive militaire coordonnée par les États-Unis et Israël a été lancée contre la République Islamiste d’Iran. Au cœur de cette opération, des frappes aériennes et des missiles ont visé des sites stratégiques à travers le pays.  Parmi les pertes les plus symboliques, l’ayatollah Ali Khamenei — Guide suprême de la République islamique depuis plus de trois décennies — a été tué, ainsi que plusieurs membres de sa famille et des hauts dirigeants  du régime.  Des responsables israéliens ont été informés que son corps a été extrait des décombres de son palais.  Cette opération et l’élimination spectaculaire d’une figure centrale du régime iranien représentent un moment historique pour l’histoire de l’humanité, et pour l’histoire du peuple des enfants d’Israël, cible permanente de ce régime. Oui aujourd’hui le monde va un peu mieux. Par un étrange concours de circonstances, ces événements se sont produits en Perse, le « Chabbat Zahor d’Amalek » (Chabbat où il est un devoir de se rappeler d’Amalek), à quelques heures de la fête de Pourim. Dans la tradition hébraïque, Pourim est une fête de délivrance et de renversement de destin. Elle commémore les événements qui ont lieu en Perse de ce temps-là, au cours desquels le peuple juif est sauvé du décret d’extermination établi par Haman, grâce au courage d’Esther et de Mordehai. Evidemment, cette année, la concomitance de cette offensive avec la fête de Pourim, et le fait même que ces événements se soient déroulés le Chabbat Zahor, donne lieu à de nombreuses interprétations : Certains observateurs voient dans la chute du régime des mollahs en Iran un écho contemporain à ce thème central de Pourim : la fin brutale d’un pouvoir oppressif, sanguinaire et criminel, et favorisent l’idée qu’un ordre établi peut être renversé en un instant, tel que nous l’avons vu récemment en Syrie. On peut aussi voir dans la disparition du guide suprême de ce régime qui régnait par l’oppression, la terreur et la brutalité, une nouvelle victoire sur  Haman, descendant d’Amalek.. La tradition hébraïque établit un parallèle entre Haman, et le personnage d’Amalek.  Dans le Livre d’Esther, Haman est appelé « l’Agagite ». Or, selon la tradition rabbinique, ce terme renvoie à Agag, roi d’Amalek vaincu par le roi Saül (I Samuel 15). Amalek est l’ennemi ancestral d’Israël, mentionné dans l’Exode comme avoir été le premier peuple à attaquer les Hébreux après la sortie d’Égypte. La Torah commande d’en « effacer son souvenir », faisant d’Amalek le symbole intemporel de la haine gratuite et de l’hostilité envers Israël, ce qu’on appelle aujourd’hui plus communément l’antisémitisme. Ainsi, en qualifiant Haman d’Agagite, le texte biblique rappelle qu’il est un descendant d’Amalek. Dans la lecture rabbinique, Haman incarne donc la continuité de cette force destructrice: une volonté d’anéantissement qui dépasse le simple conflit politique pour devenir une opposition existentielle au peuple d’Israël. La fête de Pourim marque alors non seulement la défaite d’un dignitaire perse, mais la victoire symbolique contre Amalek lui-même. Chaque année, le Chabbat précédant Pourim (Chabbat Zahor), on lit le passage biblique ordonnant de se souvenir de l’attaque d’Amalek, afin de relier explicitement l’histoire d’Haman à cette mémoire ancestrale. A travers cette lecture, la mort de Khamenei à la veille de la fête de Pourim, revêt alors un caractère biblique, c’est Haman qui est tombé, c’est également la figure d’Amalek qui s’efface, et avec lui un peu de celle de l’antisémitisme. Mais lorsqu’on avance sur cette analyse, on a envie inévitablement d’en connaître la suite, et notamment qui sont les autres personnages de cette histoire contemporaine de Pourim ? On a identifié Haman, avec toutes les réserves qu’il faut y apporter, notamment pour celles et ceux qui sont loin de cette foi liée aux récits de la tradition hébraïque, et qui restent sceptiques par rapport à ces comparaisons qui leur paraissent parfois un peu exagérées. On a identifié Haman, d’accord. Mais alors qui est la figure d’Esther de nos jours ? Qui incarne désormais la figure de cette femme courageuse prête à se « sacrifier » pour permettre à son peuple de recouvrer la liberté ? Et là on a envie de se tourner vers  les enseignements de Manitou :  Le récit de la méguila d’Esther commence par « Vayéhi » (Ce fut) et Manitou nous met en garde: c’est mauvais signe ! Un récit qui démarre par « Vayehi » annonce un malheur. Quelle détresse annonce donc ce récit ? Apparemment, c’est un récit à l’issue heureuse puisque le peuple juif est sauvé, et Haman avec sa famille disparaissent. Pourquoi ce récit commence-t-il alors par « Vayéhi » nous annonçant ainsi que nous devons nous préparer à une mauvaise nouvelle ? Certains commentateurs indiquent qu’en réalité l’histoire qui nous est contée n’est pas anodine car elle porte en germe l’anéantissement du peuple juif, mais précisément le mot « Vayéhi » annonce l’épreuve, et prépare déjà le renversement qui a eu lieu à Pourim. Puis le malheur contenu dans le « Vayéhi » se transforme en joie. La détresse en délivrance. Manitou, s’appuyant sur le midrash Esther Rabba, met en lumière un enseignement différent qui nous permet, peut-être, de pouvoir apporter des réponses à ce qui se joue précisément aujourd’hui. Ce qui se cache derrière ce « Vayéhi » au début du récit c’est le fait qu’Esther soit contrainte d’entrer au palais pour épouser un roi païen. Ce « Vayehi » annonce donc une rupture douloureuse : une jeune femme juive va être arrachée à son monde pour entrer dans une royauté étrangère.  Et en extrapolant, on comprend que désormais la descendance d’Esther ne s’inscrira plus dans la lignée des descendants d’Israël mais sera inclue à l’intérieur des nations.  D’où le « Vayéhi » Une question se pose alors aujourd’hui : que sont devenus les descendants d’Esther ? Quelles sont les figures de la société aujourd’hui qui pourraient résonner avec le personnage d’Esther ? Et une réponse semble se dégager, s’imposer, se dévoiler, comme une évidence : ce sont toutes ces femmes iraniennes qui défient le pouvoir en place, avec un courage admirable pour défendre la liberté. On se souvient de Mahsa Amini, cette jeune Iranienne de 22 ans tuée trois jours après avoir été arrêtée par la

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Jérusalem : une voie antique du Second Temple désormais accessible au public

La « Route des pèlerins », voie monumentale datant du Ier siècle reliant la piscine de Siloé au Mont du Temple, a été officiellement ouverte au public le 4 février 2026 dans la Cité de David à Jérusalem. Longue d’environ 600 mètres, cette artère pavée était empruntée par les Juifs venus de tout le pays pour monter à Jérusalem lors des grandes fêtes de pèlerinage à l’époque du Second Temple. Les fouilles, menées par l’Autorité des antiquités d’Israël en partenariat avec la Cité de David, ont mis au jour une route remarquablement préservée, entourée de bains rituels utilisés pour la purification des pèlerins. Les archéologues ont également découvert de nombreuses pièces de la période de la Grande Révolte juive ainsi qu’un canal souterrain où des rebelles juifs auraient tenté d’échapper aux Romains après la destruction de Jérusalem. Lors de l’inauguration, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a souligné que cette route témoigne du lien historique entre le peuple juif et Jérusalem. Désormais accessible aux visiteurs, elle permet de marcher sur l’un des axes les plus emblématiques de la présence juive antique dans la ville, emprunté il y a près de deux millénaires par des générations de pèlerins montant vers le Temple. Par Delphine Miller

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Un soutien qui s’est transformé en coup de maître financier

Selon des informations révélées par le journaliste Ariel Kahana, le milliardaire Bill Ackman a réalisé une opération spectaculaire en soutenant l’économie israélienne juste après le 7 octobre. À peine trois mois après les massacres du 7 octobre 2023, alors que l’incertitude planait sur l’avenir économique de l’État hébreu, Bill Ackman a injecté 92 millions de shekels dans la Bourse de Tel-Aviv, en faisant l’acquisition de 5 % de son capital. Un geste décrit par Kahana comme « purement sioniste », visant à stabiliser le marché local. Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes : cet investissement est valorisé à 660 millions de shekels. En pariant sur la résilience d’Israël, Ackman a multiplié sa mise par six, enregistrant une hausse vertigineuse de 600 %. Ce succès contraste violemment avec la stratégie du fonds souverain norvégien, l’un des plus importants au monde. En 2025, invoquant des « raisons éthiques » liées au conflit, le fonds a choisi de liquider la moitié de ses positions en Israël. Une décision politique qui s’est avérée être un désastre financier : selon les analyses, ce retrait prématuré aurait coûté au fonds norvégien près d’un milliard de shekels en gains manqués. L’investissement de Bill Ackman n’est pas qu’une affaire de chiffres. Il symbolise le virage politique d’une partie de l’élite juive de New York. Ancien donateur du Parti démocrate, Ackman a rompu avec sa famille politique d’origine, dénonçant la dérive « progressiste » et l’hostilité croissante envers Israël sur les campus et au sein de la gauche américaine. Un pari sur l’avenir d’Israël à travers un  »geste sioniste » qui s’est avéré gagnant! Guitel Benishay pour IsraJ

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Israël célèbre plus de 2000 dons de reins altruistes

Un événement particulier et unique au monde a été célébré hier soir (dimanche) à Jérusalem, en présence du Président de l’Etat, Itshak Herzog. Des centaines de donneurs de rein venus de tout le pays se sont retrouvés pour célébrer un exploit sans précédent : 2000 transplantations rénales réalisées en Israël, un record mondial désormais officiellement reconnu par le Livre Guinness des Records. La soirée a rendu hommage à ces plus de 2000 Israéliens qui ont décidé de donner à un ou une inconnu(e) un rein, afin de lui sauver la vie. Israël est le seul pays au monde où le don de rein altruiste est aussi répandu, et ce grâce au travail extraordinaire de l’association « Matnat Haïm » (Don de vie), dirigée par la rabbanite Rahel Haber, qui perpétue l’œuvre de son défunt mari, le Rav Yeshayahou Haber. Fondée il y a plus de vingt ans, cette organisation pionnière œuvre pour encourager le don de rein altruiste en Israël. Elle accompagne gratuitement donneurs et receveurs tout au long du processus médical et administratif, contribuant ainsi à sauver des centaines de vies chaque année et faisant d’Israël un leader mondial dans ce domaine. Le président Itshak Herzog, présent à la cérémonie, n’a pas tari d’éloges envers ces donneurs d’exception. « Chacun d’entre vous incarne la ‘middat ha’hassidout’, la mesure de la piété absolue. Vous avez fait passer la certitude de sauver une vie avant votre propre personne », a-t-il déclaré avec émotion. Le chef de l’État n’a pas manqué de souligner le combat qu’il a fallu mener pour obtenir cette reconnaissance internationale. « Jusqu’à il y a quelques jours, le Livre Guinness refusait d’homologuer ce record. Non pas à cause des chiffres, mais à cause de la localisation. Parce que c’est Israël », a-t-il dénoncé, évoquant l’hypocrisie d’un monde « qui parfois perd sa boussole morale et sanctifie les boycotts plutôt que la vie ». Face à cette « distorsion morale » désormais corrigée, Herzog a salué les donneurs comme « la réponse définitive » et un exemple universel. « Si seulement toute l’humanité pouvait voir ce qui se passe ici : le bien et la lumière à l’état pur, la vraie réparation du monde », a-t-il souligné. Le Président a rendu un hommage particulier au Rav Yeshayahou Haber, z’l, fondateur de l’association, qui avait su transformer sa propre souffrance en mission de vie. « Il a connu la douleur, mais au lieu de s’y enfoncer, il a choisi d’en faire naître le salut pour des milliers de personnes. Il rêvait d’un monde où personne ne mourrait par manque de greffe. Vous tous, donneurs présents et absents, vous êtes la concrétisation de son rêve. » Itshak Herzog a conclu son allocution par une prière pour les soldats qui continuent de défendre le pays sur tous les fronts, pour la guérison des blessés, et pour le retour de l’otage Ran Gvili. Guitel Benishay pour IsraJ

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ONU : un rapport pointe un deux poids, deux mesures entre l’Iran et Israël

Alors que la République islamique d’Iran poursuit une répression violente contre sa propre population, un rapport approfondi publié par l’organisation UN Watch met en lumière ce qu’elle décrit comme une « défaillance morale majeure » au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Les « experts spéciaux » de cette instance – censés incarner le compas moral de la communauté internationale – se distinguent, selon le rapport, par un silence assourdissant face aux violations massives commises par Téhéran. Le rapport analyse l’activité de 54 experts indépendants et dresse un constat préoccupant de biais politiques systématiques et de doubles standards. Selon UN Watch, malgré une hausse marquée des exécutions, la persécution accrue des minorités, notamment des bahaïs, et la répression brutale des femmes, la majorité des experts concernés n’a publié aucune condamnation officielle contre l’Iran. Le rapport cite notamment le cas du rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance. Alors que des maisons de bahaïs ont été détruites en Iran et que des dizaines de fidèles ont été arrêtés uniquement en raison de leur foi, ce dernier n’a pas jugé nécessaire de publier la moindre déclaration condamnant le régime iranien. Le droit à la vie : une indignation sélective Le même constat s’applique au rapporteur spécial chargé du droit à la vie. Malgré l’augmentation spectaculaire du nombre d’exécutions en Iran – souvent à l’issue de procès expéditifs et sans garanties judiciaires – la réaction du mécanisme onusien est restée, selon le rapport, « faible, tardive ou inexistante ». Mais l’élément le plus frappant du rapport réside dans la comparaison directe entre le traitement réservé à l’Iran et celui appliqué à Israël. Les données montrent que plusieurs experts qui n’ont jamais condamné l’Iran, malgré des preuves abondantes de répression et de meurtres de manifestants, se sont en revanche montrés extrêmement actifs dans la rédaction de communiqués virulents visant Israël. Israël, cible privilégiée des experts onusiens Le rapport identifie des experts précis qui auraient utilisé leur mandat pour attaquer Israël de manière récurrente, recourant à une terminologie radicale, tout en ignorant totalement les violations des droits humains dans des régimes autoritaires. Ainsi, alors qu’Israël est régulièrement dénoncé pour des mesures de légitime défense ou pour des constructions en Judée-Samarie, ces mêmes experts se sont abstenus de critiquer l’Iran pour : son rôle dans le financement et l’armement d’organisations terroristes, la répression violente des protestations liées à la crise économique et à l’accès à l’eau et à la nourriture, ou encore l’empoisonnement présumé d’écolières iraniennes, affaire largement documentée. Des noms cités, des responsabilités pointées Le rapport met particulièrement en cause Francesca Albanese, rapporteure spéciale pour les territoires palestiniens. Celle-ci accuse régulièrement Israël d’« apartheid » et de « génocide », allant jusqu’à appeler à un embargo sur les armes. En revanche, elle ne mentionne pratiquement jamais le rôle de l’Iran dans le soutien militaire et financier aux organisations terroristes visant des civils. Autre exemple cité : Balakrishnan Rajagopal, rapporteur spécial sur le droit au logement, qui s’est empressé de condamner Israël pour des démolitions de bâtiments, tout en gardant un silence total lorsque les forces iraniennes ont rasé les maisons de membres de la communauté bahaïe. De manière plus générale, les rapporteurs chargés de la liberté d’expression et du droit à la vie ont publié des dizaines de condamnations contre des démocraties occidentales et contre Israël, mais aucune contre les exécutions de masse et l’emprisonnement de journalistes en Iran durant la période examinée. « Un feu vert donné au régime iranien » Le directeur exécutif de UN Watch, Hillel Neuer, dénonce une dérive grave : « Les données prouvent que nombre d’experts de l’ONU n’agissent pas par souci des droits humains, mais selon une agenda politique. Lorsqu’ils se taisent face à Téhéran et hurlent contre Jérusalem, ils perdent toute crédibilité. Leur silence équivaut à un feu vert donné aux ayatollahs pour continuer à pendre leurs opposants sur des grues. » Appel à une réforme du système onusien Le rapport se conclut par un appel aux États démocratiques membres de l’ONU à cesser de financer des mécanismes jugés biaisés et à exiger une réforme profonde du processus de nomination des experts. « Il est inacceptable qu’un expert censé défendre la liberté d’expression ignore l’arrestation de centaines de journalistes en Iran, tout en trouvant le temps de condamner Israël semaine après semaine », souligne le rapport. Ces conclusions provoquent une agitation croissante dans les couloirs de l’ONU à Genève. Des militants iraniens des droits humains en exil se joignent aux critiques, affirmant que l’inaction des experts internationaux leur donne le sentiment que leur sang a été rendu “légitime” aux yeux de la communauté internationale.

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Israël 2026: Une réalité hors du commun

Alors que le corps de Ran Gvili, dernier otage détenu à Gaza n’a toujours pas été restitué, alors que beaucoup de soldats sont encore mobilisés, que les menaces sont permanentes à partir de Gaza, de la Judée-Samarie, des frontières jordanienne, syrienne, libanaise et de l’Iran… alors que la loi pour l’enrôlement des orthodoxes est source de manifestations, et les diverses tendances politiques, sources de scissions au sein de la société israélienne… Israël est en pleine expansion.      Le pays continue de se développer envers et contre tout. Cela fera bientôt un an que des travaux ont commencé pour tracer de nouvelles routes, rénover, élargir et goudronner des anciennes, construire de nouveaux tunnels et mettre en place de nouvelles lignes de Tram à Jérusalem, Tel- Aviv et toutes les grandes villes. Parallèlement, les chantiers pour de nouvelles lignes ferroviaires jalonnent le pays. Dans tout Israël, les travaux battent leur plein, et les embouteillages également… Les chauffeurs, patients (ou moins patients), se sont habitués à ce nouveau rythme et espèrent pouvoir bénéficier  prochainement des transports en commun de qualité.      L’Etat a déjà annoncé que 40 000 places seraient ajoutées dans les trains dès cette semaine et que la ligne verte du Tram de Jérusalem serait inaugurée prochainement.      Parallèlement, à travers tout le pays, l’horizon est sillonné de grues accompagnées  de tracteurs qui travaillent d’arrache-pied jour et nuit. De nouveaux immeubles poussent comme des champignons et s’apprêtent à accueillir les familles qui s’agrandissent ainsi que les milliers de nouveaux immigrants attendus.      Les supers-marchés sont parfaitement achalandés, aussi bien en qualité qu’en quantité et aucun produit ne fait défaut.      Malgré les difficultés financières dues à la guerre et la menace permanente, l’organisme Charidy annonce que la générosité israélienne ne s’est pas démentie en 2025, et que les israéliens ont fait preuve d’une générosité exceptionnelle en donnant plus de 500 millions de shekels aux familles nécessiteuses. Même pendant une année difficile à tous points de vue, chacun a su être sensible aux besoins de son prochain.      Le gouverneur de la Banque d’Israël engage une nouvelle détente monétaire, portée par la force du shekel et le recul de l’inflation. La Banque d’Israël anticipe encore deux baisses en 2026.      Parallèlement, la recherche évolue. Une technologie de pointe permet l’interception rapide de roquettes, drones et menaces à courte portée, avec un coût par interception nettement inférieur aux systèmes classiques. C’est le premier système laser « Or Eitan », officiellement remis à Tsahal et qui va être intégré au dispositif de défense aérienne.      Cette situation en temps de guerre est bien surprenante, à tel point que l’OCDE annonce avec stupéfaction qu’Israël est le leader mondial de la croissance économique.    Malgré les menaces constantes, malgré les plaies de cette guerre que le peuple ne cesse de panser, Israël fait preuve de foi, de force et d’esprit de résilience pour continuer à construire un avenir meilleur. Cela, tout en étant témoin des empires qui s’effondrent, tel le royaume du Pharaon du livre de Chemot que nous avons entamé Shabbat dernier. Cela n’est pas sans nous rappeler la prophétie du Prophète Esaïe 13,11: « Je punirai le monde pour sa méchanceté, les méchants pour leurs crimes, j’en finirai avec l’orgueil des arrogants, j’abattrai la fierté des tyrans. » Par Bella Bel-Ange

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