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Parachat Pinhas : Moïse et la réversibilité du temps

La Paracha de Pinhas nous donne l’occasion d’illustrer le principe fondamental donné dans le Talmud, qu’il n’y a pas de début ni de fin dans la Torah.   Juste après le nouveau dénombrement des enfants d’Israël, et la demande des filles de Tselofhad de pouvoir hériter de la terre (de leur père mort dans le désert), Moïse  interroge Dieu qui donne raison aux filles de Tsélofhad, puis qui en profite pour présenter les règles d’héritage. Sans transition, s’ouvre juste après une séquence étonnante : Dieu dit à Moïse  : « Monte vers cette montagne des Avarim et regarde le pays que j’ai donné aux fils d’Israël. ». Et Rachi nous interpelle dans son commentaire : « Pourquoi ce paragraphe fait-il immédiatement suite à celui qui précède ? » Rachi explique que Moïse  a pu penser que puisque c’est par lui que les règles d’héritage ont été transmises, peut-être alors que le décret le concernant a été levé. Il n’en est rien, lui indique Dieu qui lui demande de monter sur la montagne des Avarim, le mont Névo pour contempler le pays que Dieu a donné aux enfants d’Israël… Autrement dit, Moïse  demande à ce que son décret soit levé et Dieu lui répond que ce n’est pas possible. Quelques versets plus loin Moïse  fait une nouvelle demande à Dieu : Il  demande que ses fils héritent de sa grandeur. Dieu lui répond : « ce n’est pas ainsi que j’ai pensé, Yéhochoua mérite d’assumer cette fonction », et Rachi cite le célèbre midrach : « Yehochoua n’a jamais quitté la tente. Il servait Moïse . Il disposait les bancs et les nattes ». Yehochoua mérite donc de recevoir sa récompense. Sous-entendu la direction d’Israël n’est pas un héritage familial mais un mérite personnel. Dieu autorise Moïse  à contempler le pays depuis les hauteurs du mont des Avarim mais lui refuse une à une ses deux requêtes : Est-ce que le décret me concernant peut être levé ? La réponse est non. Est-ce que mes fils peuvent hériter de ma grandeur ? La réponse est non. A ce moment nous sommes en droit de nous interroger, d’autant que les enseignements concernant le moment de la mort de Moïse  sont innombrables.  Moïse  ne comprend pas pourquoi il devrait mourir, et plaide sa cause devant Hachem avec une force extraordinaire. Lorsque vient l’heure de sa mort, Moché rappelle toute son existence : il a fait sortir Israël d’Égypte, il a reçu la Torah, il a supporté les fautes du peuple pendant quarante ans, il a intercédé après le Veau d’or, il a risqué son propre destin pour sauver Israël.  Il demande alors : Maître du monde, quelle faute ai-je commise qui justifie ma mort ? Le Midrash fait alors dire à Dieu : Depuis les six jours de la Création, il a été décrété que tout homme doit mourir. Moïse  répond en substance : Mais n’y a-t-il pas eu Hénok ? N’y a-t-il pas eu Élie ? Il cherche toutes les exceptions possibles. Le dialogue devient presque une controverse juridique. Un autre récit nous raconte que lorsqu’arrive le moment de quitter ce monde, Dieu ordonne à l’âme de Moïse  de sortir de son corps. L’âme répond : Maître du monde, je ne quitterai pas ce corps. Pourquoi ? Parce qu’elle affirme n’avoir jamais trouvé de demeure aussi pure. Le Midrash décrit le corps de Moïse  comme totalement sanctifié : ses yeux n’ont jamais regardé ce qui ne convenait pas, sa bouche n’a prononcé que Torah et prophétie, ses membres ont servi uniquement les mitsvot. L’âme refuse donc d’abandonner un tel corps. Une autre tradition raconte que l’Ange de la Mort reçoit l’ordre de prendre l’âme de Moïse . Il se présente devant lui. Mais il est incapable d’agir. Le rayonnement spirituel de Moïse  est tel que l’Ange de la Mort recule. Certaines versions disent même qu’il tremble de peur. Finalement, Dieu Lui-même intervient. L’âme n’est pas prise par l’Ange de la Mort. Elle quitte le corps par ce que les Sages appellent : Mitat Neshika, la mort par le baiser divin. Le Midrash décrit alors une scène bouleversante : Dieu dit à l’âme : Sors, n’aie pas peur. Je te placerai sous Mon Trône de Gloire. L’âme accepte alors. Elle quitte le corps de Moïse  directement pour s’attacher à la Présence divine. Ce qui est frappant dans ces Midrashim, c’est que Moïse  ne plaide pas seulement pour vivre davantage. Il défend une idée : Pourquoi Moïse  doit-il mourir ? Comment la mort peut-elle atteindre quelqu’un qui a consacré toute son existence à Dieu ? Et la réponse divine n’est pas : Tu mérites de mourir. La réponse est plutôt : Tu ne meurs pas parce que tu es coupable.  Tu meurs parce que telle est la condition humaine depuis la Création.  Manitou rajoutait à ces enseignements: Moïse  n’est pas mort pour ce qu’il a fait, il est mort pour ce qu’il est. De même que Moïse  ne pouvait pas entrer en terre d’Israël, de même Moïse  devait mourir. Ainsi la lecture de cette séquence sans transition juste après les règles d’héritage, nous parait finalement profondément injuste, et de laquelle il semble se dégager une sorte de fatalité, puisque en dépit de la conduite majestueuse de Moïse  les choses apparaissent comme inexorables.  Comment comprendre alors cette décision, et surtout comment expliquer le caractère inflexible de la décision divine en dépit du comportement exceptionnel de Moïse  tout au long de sa vie ? Et s’il en est ainsi pour Moïse , qu’en est-il alors pour nous ? Quel espoir avons-nous d’améliorer notre sort avec nos actions, si celles de Moïse  n’ont pas infléchi les orientations décidées au départ ? Quelle est la part à conquérir dans notre monde qui d’un seul coup apparaît comme figé ? Tout cela fait émerger une réflexion qui met au cœur de notre vie sur terre le principe même de la fatalité pourtant étranger à notre tradition. Pour s’en sortir essayons de nous rappeler cet enseignement du talmud de Pessahim page 6b qui nous dit : « il n’y a pas d’antérieur ni de postérieur dans la Torah », et lisons alors la séquence décrite dans Pinhas,

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La Fête de la Musique : Une fête de gauche

A une période où les mauvaises nouvelles s’accumulent, Israël pleure ses morts trop nombreux pour un si petit pays, les divisions réapparaissent et clivent le peuple. L’Iran, et son régime obscurantiste paraissent insubmersibles, au cœur du Moyen Orient, Trump avec son cortège d’hésitations, de tergiversations et d’incertitudes finit par nuire à l’image d’Israël. En cette période délicate, il est préférable de laisser temporairement passer le temps sur l’actualité au Proche Orient et se centrer sur la France, pour tirer enseignements d’un des passages les plus connus de la Paracha de Houkat. Ccelui où Moise tape au lieu de parler au rocher, et qui  donne lieu à de très nombreux commentaires. L’un d’entre eux nous indique que la faute du rocher n’était pas, en elle-même, suffisamment grave pour justifier la sanction aussi lourde infligée à Moise ; elle révélait ou faisait ressortir des manquements antérieurs accumulés qui ont fini par irriter. Puis la colère s’est révélée au moment de cette faute presque anodine de Moise. En posant un regard sur la situation en France et sur les agissements d’une partie de la gauche, notamment de la LFI, on peut se dire raisonnablement que ce concert organisé pour la Fête de la Musique ne justifie probablement un article sur notre site. Mais l’accumulation des actions et des propos nauséabonds tenus depuis de nombreuses années par LFI et ses dirigeants, nous conduisent à faire de cette manifestation l’objet d’une chronique un peu engagée. Pour ce dimanche 21 Juin, jour de l’été, jour de la Fête de la Musique en France, le parti LFI a donc décidé d’organiser un concert géant, et gratuit place de la République. Cette volonté de privatiser une place publique emblématique, de monopoliser la fête, de préempter ce jour de partage pour lui donner les accents d’un meeting politique aux couleurs soi-disant bigarrées, bariolées et arc-en-ciel, porte en réalité en elle la stigmatisation de l’autre, de celui qui pense autrement. Cette manifestation fut d’abord interdite par la Préfecture de police de Paris. Mais la saisie en urgence du Tribunal administratif de Paris par une procédure de référé-liberté de LFI, dénonçant une atteinte à la liberté de réunion, a conduit le Tribunal administratif de Paris, via son juge des référés, à suspendre l’arrêté d’interdiction. Au-delà de l’aspect juridique, ce détournement politique d’un bien commun, d’une place commune et publique, dans la perspective de l’élection présidentielle sous des airs bonhommes, pacifiques, universalistes, avec la bénédiction d’une grande partie de l’électorat de gauche qui voit ici une formidable occasion de célébrer l’entrée dans l’été, dans l’union de l’engagement et de la ferveur populaire, est en réalité une provocation supplémentaire imposée à ceux qui ne partage pas les mêmes idées. Elles sont pourtant universelles vous diront les organisateurs. Qui pourrait ne pas les partager ? Evidemment cet exemple au cœur de l’actualité n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui nous éclaire sur la façon de procéder d’une partie de la gauche et de ses électeurs, qui souhaitent préempter le débat public et nous jouer l’éternel confrontation avec les ennemis de la nation que représentent les idées de l’extrême droite, même lorsqu’il ne s’agit pas de l’extrême droite, même lorsque les idées ne sont pas extrêmes. Ils n’ont désormais qu’un mot à la bouche, pour toutes les situations et tous les maux de la terre, surtout pour ceux qui ne pensent pas comme eux : c’est celui de nazisme. Les références au nazisme se sont invitées dans le vocabulaire de l’idéologie d’une partie de la gauche et les comparaisons avec l’ancêtre allemand, se multiplient dans les échanges et les débats publics. Quand on convoque le nazisme en face de soi, quand on se fait résistant contre ce que l’on nomme l’immonde, quand on se présente comme la vertu face à l’abject, la bien pensance face à l’horreur, il faut faire bien attention à ce qu’on fait, car à mal nommer les choses, à se tromper sur le diagnostic, on s’aventure sur un terrain compliqué. Se souvient-on encore exactement de qui on convoque quand on parle de nazisme ? La shoah, l’irruption et le déversement sans précaution ni égard pour celui qui est autre, d’un peuple sur le monde, la perspective de l’homme modèle, surpuissant, éternel, qui impose ses visions du monde au reste  de l’humanité pour les uns, la honte, l’humiliation, l’horreur, la déshumanisation, l’extermination méthodique, les chambres à gaz et plus de six millions de morts pour les autres. C’est de cela dont on parle quand on parle du nazisme. Convoquer le nazisme pour désigner son adversaire aujourd’hui, c’est transformer l’histoire, c’est la réviser, la revisiter pour faire d’elle un outil, un argument, une arme contre ceux qui ne pensent pas comme vous. Au nom du « plus jamais ça », on se donne le droit du pire pour éviter l’horreur. Alors l’esprit de gauche, sauveur de la France libre nous apprend, nous recommande, nous ordonne surtout à ne pas penser différemment de lui. C’est une injonction au refus de la différence. Une certaine gauche a cette aspiration : aménager l’histoire pour qu’elle lui serve, pour qu’elle lui soit utile, favorable, pour que l’histoire aussi vote pour elle. On entend déjà le discours de haine de la gauche du fin fond de sa défaite annoncée : tout ce qui n’est pas nous, est nazisme, et tant que nous ne sommes pas au pouvoir nous serons gouvernés par des personnalités au service d’une idéologie dangereuse. La manifestation place de la République ce dimanche 21 juin de la Fête de la Musique est déjà en train de nous préparer à cela. Au moment de la sortie d’Egypte et de la plaie de la mort des premiers nés, le récit indique que les premiers nés des servantes moururent également, et Rachi s’interroge : « pourquoi les enfants des servantes ont-ils eux aussi été frappés ? » Puis Rachi lui-même apporte la réponse : « car eux aussi traitaient les hébreux d’esclaves et se réjouissaient de leur misère ». Rachi rajoute comme pour nous confirmer qu’une partie de la gauche, de tout temps s’est réjoui des misères des hébreux, puis des juifs : « cette

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Décès d’Armand Abécassis : une grande voix du judaïsme s’éteint

Né en 1933 au Maroc, il s’était imposé comme l’un des grands passeurs de la pensée juive contemporaine. Philosophe de formation, enseignant et auteur prolifique, il avait consacré sa vie à l’étude et à la transmission des textes fondamentaux en les inscrivant dans une réflexion vivante, accessible et profondément ancrée dans les enjeux du monde moderne. Sa parole, exigeante mais toujours claire, avait su toucher un large public bien au-delà des cercles académiques. Il défendait un judaïsme de responsabilité, tourné vers l’éthique et la transformation du monde. « Le judaïsme est une morale de la responsabilité », expliquait-il régulièrement dans ses enseignements. Pour lui, l’étude n’était jamais une fin en soi, mais un engagement : « Étudier, c’est apprendre à répondre de l’autre », affirmait-il, résumant en une formule la dimension profondément éthique de la tradition juive. « Il était l’un des grands maîtres de la pensée et de la culture juives, un sage et un immense érudit de sa génération. Ses cours, ses conférences et ses ouvrages resteront à jamais une référence essentielle », témoigne un proche, évoquant également « un souvenir profond et bouleversant » de ses années de jeunesse à Strasbourg. Figure respectée et écoutée, Armand Abécassis incarnait une pensée à la fois fidèle à la tradition et résolument engagée dans le dialogue avec la société contemporaine. Sa disparition marque la perte d’une grande lumière intellectuelle et spirituelle. Baroukh Dayan HaEmet.

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Un petit mot sur Pessah

La Haggada de Pessah est probablement le texte qui a suscité le plus grand nombre de commentaires – on en compte plusieurs centaines. Une des parties centrales de la Haggada est l’énumération des 10 plaies qui ont frappé l’Egypte et les égyptiens, avant la sortie des hébreux. Le rédacteur de la Haggada a ensuite ajouté à la liste des 10 plaies qui sont mentionnées explicitement dans la Torah, une série de drachot établissant une comparaison entre le nombre de plaies explicitées dans la Torah et le nombre de plaies non explicitées qui ont frappé les égyptiens au moment de la traversée de la mer : selon Rabbi Yossi 50, selon Rabbi Eliezer 200 et selon Rabbi Akiva 250. Le fondement de ces drachot est l’opposition entre le début du verset 15 du chapitre 8 à propos de la plaie des poux et le début du verset 31 du chapitre 14, au moment du passage de la mer, dans le livre de Shemot : וַיֹּאמְרוּ הַחַרְטֻמִּם אֶל פַּרְעֹה אֶצְבַּע אֱלֹהִים הִוא וַיַּרְא יִשְׂרָאֵל אֶת הַיָּד הַגְּדֹלָה אֲשֶׁר עָשָׂה ה’ בְּמִצְרַיִם « et les mages ont dit à Pharaon : c’est le doigt de Dieu ». « Israel a vu la main grande que Hashem a fait contre l’Egypte ». On peut légitimement se poser la question de savoir quel est le sens de cette expression « Israel a vu », sans bien entendu ignorer l’autre question évidente : est-ce que Dieu a une main ou des doigts ? qu’est-ce qu’Israel a vu ? A priori, la réponse se trouve aux versets 15-21 du chapitre 14 qui parle explicitement de la main de Moshé, comme par exemple au verset 16 : וְאַתָּה הָרֵם אֶת מַטְּךָ וּנְטֵה אֶת יָדְךָ עַל-הַיָּם וּבְקָעֵהוּ וְיָבֹאוּ בְנֵי יִשְׂרָאֵל בְּתוֹךְ הַיָּם בַּיַּבָּשָׁה. « Et toi, élèves ton bâton et étends ta main sur la mer et sépares la et les enfants d’Israel viendront dans la mer comme sur le continent ». Et donc, selon ces versets, la « grande main » qu’Israel a vu est celle de Moshé ! Dès lors, comment nos Sages ont pu comprendre que cette main était celle de Dieu lui-même ? La réponse est simple : Dieu a agi par l’intermédiaire de la main de Moshé, a dévoilé sa volonté par l’intermédiaire de Moshé. Et donc, nous pouvons en déduire que sans l’action préalable de Moshé, rien ne se serait passé.  Nous avons là une illustration du principe qu’un miracle ne peut survenir sans qu’auparavant, l’homme ait agi – ce qui est nommé אתערותא דלתתא « l’éveil d’en bas » qui doit précéder « l’éveil d’en haut » אתערותא דלעילא. Ceci précisé, nous pouvons maintenant nous interroger plus profondément sur l’emploi même du verbe « voir » ou d’autres anthropomorphismes dans la Torah, comme « savoir » pour parler de la manière dont Dieu agit dans notre monde – ce qu’on appelle couramment la Providence divine – ההשגחה האלוקית. Pour ce faire, intéressons-nous à ce que rapporte le Midrash (Shemot Rabbah 1-36) au nom de Reish Lakish: וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וַיֵּדַע אֱלֹהִים … דבר אחר: וירא אלהים – אמר ריש לקיש: שראה שהן עתידין להמרות על ים סוף דכתיב (תהלים קו ז) וימרו על ים בים סוף וידע אלהים, ידע שהן עתידין לומר (שמות טו ב) זה אלי. « « Dieu vit les enfants d’Israël, et Dieu sut… » Autre explication : « Dieu vit » Reish Lakish dit : Il vit qu’ils étaient destinés à se rebeller à la mer des Joncs, comme il est écrit : « Ils se rebellèrent contre la mer, à la mer des Joncs » (Psaumes 106, 7). « Et Dieu sut » — Il sut qu’ils étaient destinés à dire : « Celui-ci est mon Dieu » (Exode 15, 2). L’admour de Sokhatshov, Rabbi Shmuel Bornsztein (1856-1926) auteur du Shem Mishmuel, nous explique ce Midrash de manière profonde, en faisant la différence entre une vue superficielle d’un évènement – vue caractérisée par l’emploi du verbe “voir” et une compréhension profonde du même évènement – vue caractérisée par l’emploi du verbe “savoir”. Une vue superficielle des évènements nous amène à dire qu’une partie des hébreux s’est révoltée en voyant devant eux la mer, ne sachant pas quoi faire, pris en étaux entre la mer d’un côté et l’armée égyptienne conduite par Pharaon de l’autre, comme le souligne d’ailleurs la Mekhilta qui nous dit que le peuple s’est divisé alors en 4 groupes : ceux qui disaient que tout était perdu et qu’il fallait se suicider, ceux qui disaient qu’il fallait se rendre aux égyptiens, ceux qui disaient qu’il fallait se battre et ceux qui disaient qu’il fallait prier. Et donc, on pourrait arriver à la conclusion que ces hébreux n’avaient plus confiance dans la Providence divine, même s’ils avaient, dans un premier temps, suivi Moshé : au moment de la première épreuve, cette confiance, cette Emouna avait disparu ! C’est là que se dévoile toute l’importance du Hidouch, du renouvellement de sens du Shem Mishmuel qui s’appuie sur l’enseignement de la Guémara qui rapporte l’enseignement de Reish Lakish dans le traité de Yoma (86b), à propos de quelqu’un dont le repentir est authentique : אמר ריש לקיש : גדולה תשובה שזדונות נעשות לו כשגגות וכו’. « Reish Lakish a dit : grande est la Teshouva car les fautes intentionnelles deviennent non-intentionnelles ». Le Shem Mishmuel explique que ce sont précisément ces fautes intentionnelles qui ont amené cette personne à revenir. Pourquoi ? Parce qu’il a pris conscience du fait qu’il était tellement éloigné, qu’il a décidé de revenir. Il a compris que s’il continuait dans cette direction, il perdrait finalement son identité, son essence même. Il a alors réveillé en lui ce point qui est nommé par ailleurs הנקודה הפנימית – le point le plus intérieur de son essence. C’est ce que les hébreux ont fait quand ils se sont retrouvés dans cette situation apparemment sans issue : du fond de leur désespoir pour certains, ils se sont « réveillés ». C’est très exactement ce que le Psalmiste dit (psaume 130): מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ ה’ « Des profondeurs je t’appelle Hashem ». C’est parce qu’ils étaient arrivés aux profondeurs les plus extrêmes que les hébreux ont trouvé la force de dire alors la Shira – le chant par excellence, c’est

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Aujourd’hui, le monde va un peu mieux.

Samedi 28 février 2026, une vaste offensive militaire coordonnée par les États-Unis et Israël a été lancée contre la République Islamiste d’Iran. Au cœur de cette opération, des frappes aériennes et des missiles ont visé des sites stratégiques à travers le pays.  Parmi les pertes les plus symboliques, l’ayatollah Ali Khamenei — Guide suprême de la République islamique depuis plus de trois décennies — a été tué, ainsi que plusieurs membres de sa famille et des hauts dirigeants  du régime.  Des responsables israéliens ont été informés que son corps a été extrait des décombres de son palais.  Cette opération et l’élimination spectaculaire d’une figure centrale du régime iranien représentent un moment historique pour l’histoire de l’humanité, et pour l’histoire du peuple des enfants d’Israël, cible permanente de ce régime. Oui aujourd’hui le monde va un peu mieux. Par un étrange concours de circonstances, ces événements se sont produits en Perse, le « Chabbat Zahor d’Amalek » (Chabbat où il est un devoir de se rappeler d’Amalek), à quelques heures de la fête de Pourim. Dans la tradition hébraïque, Pourim est une fête de délivrance et de renversement de destin. Elle commémore les événements qui ont lieu en Perse de ce temps-là, au cours desquels le peuple juif est sauvé du décret d’extermination établi par Haman, grâce au courage d’Esther et de Mordehai. Evidemment, cette année, la concomitance de cette offensive avec la fête de Pourim, et le fait même que ces événements se soient déroulés le Chabbat Zahor, donne lieu à de nombreuses interprétations : Certains observateurs voient dans la chute du régime des mollahs en Iran un écho contemporain à ce thème central de Pourim : la fin brutale d’un pouvoir oppressif, sanguinaire et criminel, et favorisent l’idée qu’un ordre établi peut être renversé en un instant, tel que nous l’avons vu récemment en Syrie. On peut aussi voir dans la disparition du guide suprême de ce régime qui régnait par l’oppression, la terreur et la brutalité, une nouvelle victoire sur  Haman, descendant d’Amalek.. La tradition hébraïque établit un parallèle entre Haman, et le personnage d’Amalek.  Dans le Livre d’Esther, Haman est appelé « l’Agagite ». Or, selon la tradition rabbinique, ce terme renvoie à Agag, roi d’Amalek vaincu par le roi Saül (I Samuel 15). Amalek est l’ennemi ancestral d’Israël, mentionné dans l’Exode comme avoir été le premier peuple à attaquer les Hébreux après la sortie d’Égypte. La Torah commande d’en « effacer son souvenir », faisant d’Amalek le symbole intemporel de la haine gratuite et de l’hostilité envers Israël, ce qu’on appelle aujourd’hui plus communément l’antisémitisme. Ainsi, en qualifiant Haman d’Agagite, le texte biblique rappelle qu’il est un descendant d’Amalek. Dans la lecture rabbinique, Haman incarne donc la continuité de cette force destructrice: une volonté d’anéantissement qui dépasse le simple conflit politique pour devenir une opposition existentielle au peuple d’Israël. La fête de Pourim marque alors non seulement la défaite d’un dignitaire perse, mais la victoire symbolique contre Amalek lui-même. Chaque année, le Chabbat précédant Pourim (Chabbat Zahor), on lit le passage biblique ordonnant de se souvenir de l’attaque d’Amalek, afin de relier explicitement l’histoire d’Haman à cette mémoire ancestrale. A travers cette lecture, la mort de Khamenei à la veille de la fête de Pourim, revêt alors un caractère biblique, c’est Haman qui est tombé, c’est également la figure d’Amalek qui s’efface, et avec lui un peu de celle de l’antisémitisme. Mais lorsqu’on avance sur cette analyse, on a envie inévitablement d’en connaître la suite, et notamment qui sont les autres personnages de cette histoire contemporaine de Pourim ? On a identifié Haman, avec toutes les réserves qu’il faut y apporter, notamment pour celles et ceux qui sont loin de cette foi liée aux récits de la tradition hébraïque, et qui restent sceptiques par rapport à ces comparaisons qui leur paraissent parfois un peu exagérées. On a identifié Haman, d’accord. Mais alors qui est la figure d’Esther de nos jours ? Qui incarne désormais la figure de cette femme courageuse prête à se « sacrifier » pour permettre à son peuple de recouvrer la liberté ? Et là on a envie de se tourner vers  les enseignements de Manitou :  Le récit de la méguila d’Esther commence par « Vayéhi » (Ce fut) et Manitou nous met en garde: c’est mauvais signe ! Un récit qui démarre par « Vayehi » annonce un malheur. Quelle détresse annonce donc ce récit ? Apparemment, c’est un récit à l’issue heureuse puisque le peuple juif est sauvé, et Haman avec sa famille disparaissent. Pourquoi ce récit commence-t-il alors par « Vayéhi » nous annonçant ainsi que nous devons nous préparer à une mauvaise nouvelle ? Certains commentateurs indiquent qu’en réalité l’histoire qui nous est contée n’est pas anodine car elle porte en germe l’anéantissement du peuple juif, mais précisément le mot « Vayéhi » annonce l’épreuve, et prépare déjà le renversement qui a eu lieu à Pourim. Puis le malheur contenu dans le « Vayéhi » se transforme en joie. La détresse en délivrance. Manitou, s’appuyant sur le midrash Esther Rabba, met en lumière un enseignement différent qui nous permet, peut-être, de pouvoir apporter des réponses à ce qui se joue précisément aujourd’hui. Ce qui se cache derrière ce « Vayéhi » au début du récit c’est le fait qu’Esther soit contrainte d’entrer au palais pour épouser un roi païen. Ce « Vayehi » annonce donc une rupture douloureuse : une jeune femme juive va être arrachée à son monde pour entrer dans une royauté étrangère.  Et en extrapolant, on comprend que désormais la descendance d’Esther ne s’inscrira plus dans la lignée des descendants d’Israël mais sera inclue à l’intérieur des nations.  D’où le « Vayéhi » Une question se pose alors aujourd’hui : que sont devenus les descendants d’Esther ? Quelles sont les figures de la société aujourd’hui qui pourraient résonner avec le personnage d’Esther ? Et une réponse semble se dégager, s’imposer, se dévoiler, comme une évidence : ce sont toutes ces femmes iraniennes qui défient le pouvoir en place, avec un courage admirable pour défendre la liberté. On se souvient de Mahsa Amini, cette jeune Iranienne de 22 ans tuée trois jours après avoir été arrêtée par la

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Israël célèbre plus de 2000 dons de reins altruistes

Un événement particulier et unique au monde a été célébré hier soir (dimanche) à Jérusalem, en présence du Président de l’Etat, Itshak Herzog. Des centaines de donneurs de rein venus de tout le pays se sont retrouvés pour célébrer un exploit sans précédent : 2000 transplantations rénales réalisées en Israël, un record mondial désormais officiellement reconnu par le Livre Guinness des Records. La soirée a rendu hommage à ces plus de 2000 Israéliens qui ont décidé de donner à un ou une inconnu(e) un rein, afin de lui sauver la vie. Israël est le seul pays au monde où le don de rein altruiste est aussi répandu, et ce grâce au travail extraordinaire de l’association « Matnat Haïm » (Don de vie), dirigée par la rabbanite Rahel Haber, qui perpétue l’œuvre de son défunt mari, le Rav Yeshayahou Haber. Fondée il y a plus de vingt ans, cette organisation pionnière œuvre pour encourager le don de rein altruiste en Israël. Elle accompagne gratuitement donneurs et receveurs tout au long du processus médical et administratif, contribuant ainsi à sauver des centaines de vies chaque année et faisant d’Israël un leader mondial dans ce domaine. Le président Itshak Herzog, présent à la cérémonie, n’a pas tari d’éloges envers ces donneurs d’exception. « Chacun d’entre vous incarne la ‘middat ha’hassidout’, la mesure de la piété absolue. Vous avez fait passer la certitude de sauver une vie avant votre propre personne », a-t-il déclaré avec émotion. Le chef de l’État n’a pas manqué de souligner le combat qu’il a fallu mener pour obtenir cette reconnaissance internationale. « Jusqu’à il y a quelques jours, le Livre Guinness refusait d’homologuer ce record. Non pas à cause des chiffres, mais à cause de la localisation. Parce que c’est Israël », a-t-il dénoncé, évoquant l’hypocrisie d’un monde « qui parfois perd sa boussole morale et sanctifie les boycotts plutôt que la vie ». Face à cette « distorsion morale » désormais corrigée, Herzog a salué les donneurs comme « la réponse définitive » et un exemple universel. « Si seulement toute l’humanité pouvait voir ce qui se passe ici : le bien et la lumière à l’état pur, la vraie réparation du monde », a-t-il souligné. Le Président a rendu un hommage particulier au Rav Yeshayahou Haber, z’l, fondateur de l’association, qui avait su transformer sa propre souffrance en mission de vie. « Il a connu la douleur, mais au lieu de s’y enfoncer, il a choisi d’en faire naître le salut pour des milliers de personnes. Il rêvait d’un monde où personne ne mourrait par manque de greffe. Vous tous, donneurs présents et absents, vous êtes la concrétisation de son rêve. » Itshak Herzog a conclu son allocution par une prière pour les soldats qui continuent de défendre le pays sur tous les fronts, pour la guérison des blessés, et pour le retour de l’otage Ran Gvili. Guitel Benishay pour IsraJ

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ONU : un rapport pointe un deux poids, deux mesures entre l’Iran et Israël

Alors que la République islamique d’Iran poursuit une répression violente contre sa propre population, un rapport approfondi publié par l’organisation UN Watch met en lumière ce qu’elle décrit comme une « défaillance morale majeure » au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Les « experts spéciaux » de cette instance – censés incarner le compas moral de la communauté internationale – se distinguent, selon le rapport, par un silence assourdissant face aux violations massives commises par Téhéran. Le rapport analyse l’activité de 54 experts indépendants et dresse un constat préoccupant de biais politiques systématiques et de doubles standards. Selon UN Watch, malgré une hausse marquée des exécutions, la persécution accrue des minorités, notamment des bahaïs, et la répression brutale des femmes, la majorité des experts concernés n’a publié aucune condamnation officielle contre l’Iran. Le rapport cite notamment le cas du rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de croyance. Alors que des maisons de bahaïs ont été détruites en Iran et que des dizaines de fidèles ont été arrêtés uniquement en raison de leur foi, ce dernier n’a pas jugé nécessaire de publier la moindre déclaration condamnant le régime iranien. Le droit à la vie : une indignation sélective Le même constat s’applique au rapporteur spécial chargé du droit à la vie. Malgré l’augmentation spectaculaire du nombre d’exécutions en Iran – souvent à l’issue de procès expéditifs et sans garanties judiciaires – la réaction du mécanisme onusien est restée, selon le rapport, « faible, tardive ou inexistante ». Mais l’élément le plus frappant du rapport réside dans la comparaison directe entre le traitement réservé à l’Iran et celui appliqué à Israël. Les données montrent que plusieurs experts qui n’ont jamais condamné l’Iran, malgré des preuves abondantes de répression et de meurtres de manifestants, se sont en revanche montrés extrêmement actifs dans la rédaction de communiqués virulents visant Israël. Israël, cible privilégiée des experts onusiens Le rapport identifie des experts précis qui auraient utilisé leur mandat pour attaquer Israël de manière récurrente, recourant à une terminologie radicale, tout en ignorant totalement les violations des droits humains dans des régimes autoritaires. Ainsi, alors qu’Israël est régulièrement dénoncé pour des mesures de légitime défense ou pour des constructions en Judée-Samarie, ces mêmes experts se sont abstenus de critiquer l’Iran pour : son rôle dans le financement et l’armement d’organisations terroristes, la répression violente des protestations liées à la crise économique et à l’accès à l’eau et à la nourriture, ou encore l’empoisonnement présumé d’écolières iraniennes, affaire largement documentée. Des noms cités, des responsabilités pointées Le rapport met particulièrement en cause Francesca Albanese, rapporteure spéciale pour les territoires palestiniens. Celle-ci accuse régulièrement Israël d’« apartheid » et de « génocide », allant jusqu’à appeler à un embargo sur les armes. En revanche, elle ne mentionne pratiquement jamais le rôle de l’Iran dans le soutien militaire et financier aux organisations terroristes visant des civils. Autre exemple cité : Balakrishnan Rajagopal, rapporteur spécial sur le droit au logement, qui s’est empressé de condamner Israël pour des démolitions de bâtiments, tout en gardant un silence total lorsque les forces iraniennes ont rasé les maisons de membres de la communauté bahaïe. De manière plus générale, les rapporteurs chargés de la liberté d’expression et du droit à la vie ont publié des dizaines de condamnations contre des démocraties occidentales et contre Israël, mais aucune contre les exécutions de masse et l’emprisonnement de journalistes en Iran durant la période examinée. « Un feu vert donné au régime iranien » Le directeur exécutif de UN Watch, Hillel Neuer, dénonce une dérive grave : « Les données prouvent que nombre d’experts de l’ONU n’agissent pas par souci des droits humains, mais selon une agenda politique. Lorsqu’ils se taisent face à Téhéran et hurlent contre Jérusalem, ils perdent toute crédibilité. Leur silence équivaut à un feu vert donné aux ayatollahs pour continuer à pendre leurs opposants sur des grues. » Appel à une réforme du système onusien Le rapport se conclut par un appel aux États démocratiques membres de l’ONU à cesser de financer des mécanismes jugés biaisés et à exiger une réforme profonde du processus de nomination des experts. « Il est inacceptable qu’un expert censé défendre la liberté d’expression ignore l’arrestation de centaines de journalistes en Iran, tout en trouvant le temps de condamner Israël semaine après semaine », souligne le rapport. Ces conclusions provoquent une agitation croissante dans les couloirs de l’ONU à Genève. Des militants iraniens des droits humains en exil se joignent aux critiques, affirmant que l’inaction des experts internationaux leur donne le sentiment que leur sang a été rendu “légitime” aux yeux de la communauté internationale.

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Israël 2026: Une réalité hors du commun

Alors que le corps de Ran Gvili, dernier otage détenu à Gaza n’a toujours pas été restitué, alors que beaucoup de soldats sont encore mobilisés, que les menaces sont permanentes à partir de Gaza, de la Judée-Samarie, des frontières jordanienne, syrienne, libanaise et de l’Iran… alors que la loi pour l’enrôlement des orthodoxes est source de manifestations, et les diverses tendances politiques, sources de scissions au sein de la société israélienne… Israël est en pleine expansion.      Le pays continue de se développer envers et contre tout. Cela fera bientôt un an que des travaux ont commencé pour tracer de nouvelles routes, rénover, élargir et goudronner des anciennes, construire de nouveaux tunnels et mettre en place de nouvelles lignes de Tram à Jérusalem, Tel- Aviv et toutes les grandes villes. Parallèlement, les chantiers pour de nouvelles lignes ferroviaires jalonnent le pays. Dans tout Israël, les travaux battent leur plein, et les embouteillages également… Les chauffeurs, patients (ou moins patients), se sont habitués à ce nouveau rythme et espèrent pouvoir bénéficier  prochainement des transports en commun de qualité.      L’Etat a déjà annoncé que 40 000 places seraient ajoutées dans les trains dès cette semaine et que la ligne verte du Tram de Jérusalem serait inaugurée prochainement.      Parallèlement, à travers tout le pays, l’horizon est sillonné de grues accompagnées  de tracteurs qui travaillent d’arrache-pied jour et nuit. De nouveaux immeubles poussent comme des champignons et s’apprêtent à accueillir les familles qui s’agrandissent ainsi que les milliers de nouveaux immigrants attendus.      Les supers-marchés sont parfaitement achalandés, aussi bien en qualité qu’en quantité et aucun produit ne fait défaut.      Malgré les difficultés financières dues à la guerre et la menace permanente, l’organisme Charidy annonce que la générosité israélienne ne s’est pas démentie en 2025, et que les israéliens ont fait preuve d’une générosité exceptionnelle en donnant plus de 500 millions de shekels aux familles nécessiteuses. Même pendant une année difficile à tous points de vue, chacun a su être sensible aux besoins de son prochain.      Le gouverneur de la Banque d’Israël engage une nouvelle détente monétaire, portée par la force du shekel et le recul de l’inflation. La Banque d’Israël anticipe encore deux baisses en 2026.      Parallèlement, la recherche évolue. Une technologie de pointe permet l’interception rapide de roquettes, drones et menaces à courte portée, avec un coût par interception nettement inférieur aux systèmes classiques. C’est le premier système laser « Or Eitan », officiellement remis à Tsahal et qui va être intégré au dispositif de défense aérienne.      Cette situation en temps de guerre est bien surprenante, à tel point que l’OCDE annonce avec stupéfaction qu’Israël est le leader mondial de la croissance économique.    Malgré les menaces constantes, malgré les plaies de cette guerre que le peuple ne cesse de panser, Israël fait preuve de foi, de force et d’esprit de résilience pour continuer à construire un avenir meilleur. Cela, tout en étant témoin des empires qui s’effondrent, tel le royaume du Pharaon du livre de Chemot que nous avons entamé Shabbat dernier. Cela n’est pas sans nous rappeler la prophétie du Prophète Esaïe 13,11: « Je punirai le monde pour sa méchanceté, les méchants pour leurs crimes, j’en finirai avec l’orgueil des arrogants, j’abattrai la fierté des tyrans. » Par Bella Bel-Ange

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Après l’attaque de Sydney: un plan d’urgence pour l’immigration juive.

La recrudescence des attaques antisémites souligne la nécessité d’aider ceux qui souhaitent venir en Israël. L’initiative comprend l’allègement de la bureaucratie et l’octroi d’avantages fiscaux et de subventions d’adaptation. Le gouvernement approuvera prochainement un plan d’urgence pour l’intégration des immigrants en Israël, et cela à la suite de la montée de l’antisémitisme dans de nombreux pays du monde et par crainte d’attaques terroristes et d’agressions de la part de cellules islamistes radicales. Le ministère de l’Immigration et de l’Intégration a présenté le plan d’urgence lors de la réunion du gouvernement qui s’est tenue dimanche à Dimona. Le plan a été promu sous l’initiative du Premier Ministre Benjamin Netanyahou et a été intitulé: « l’Alyah de la Résurrection ». Il comprend, entre autre, de nouveaux avantages fiscaux pour les immigrants, élaborés avec le Ministère des Finances. Bien que l’initiative ait été préparée avant l’attaque terroriste de cette semaine à Sydney en Australie, le Ministère de l’Immigration et de l’Intégration devrait maintenant accélérer son approbation et son application. Lors de la réunion gouvernementale, le Ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer, a fourni des données indiquant que l’immigration en Israël est en hausse, mais que le potentiel d’immigrants hésitant à franchir le pas est encore plus grand. Dans le cadre du programme, un objectif national d’intégration de 30 000 immigrants en 2026 a été fixé, provenant de pays où l’antisémitisme est en hausse, notamment la France, le Royaume-Uni et l’Australie. Pour atteindre cet objectif, plusieurs plans d’action ont été définis concernant l’aide au logement, l’intégration dans le système scolaire et la recherche d’emploi. Le montant estimé du programme s’élève à environ 600 millions de shekels pour la première année et à environ 1.1 milliard de shekels pour la deuxième année. Les nouvelles réductions d’impôts seront incluses dans le budget de l’Etat pour l’année à venir. Ainsi, en plus des réductions existantes, les immigrants qui arriveront en Israël en 2026, bénéficieront de taux d’imposition réduits sur les revenus du travail jusqu’en 2030, et cela, après avoir bénéficié d’une exonération totale la première année. Une réduction d’impôt significative lors de l’achat d’un appartement est également comprise dans le budget. Le programme présenté lors de la réunion comprenait également une initiative visant à raccourcir les procédures bureaucratiques afin que les personnes intéressées par l’Alyah, reçoivent une approbation d’admissibilité dans un délai d’environ un mois après leur demande. De plus, au cours de la première année suivant leur arrivée dans le pays, ils recevront une subvention d’adaptation mensuelle automatique, sans avoir besoin de remplir des formulaires – une procédure qui facilitera l’intégration initiale. Le programme comprend également une aide à la recherche de logement et au loyer qui sera accordée dans les villes désignées comme « villes d’accueil ». Selon la proposition initiale du programme, les autorités locales d’accueil seraient désignées pour les immigrants venant de certains endroits – et ces autorités recevraient des budgets spéciaux en fonction du nombre de familles d’immigrants qu’elles accueilleraient. Ainsi par exemple, les immigrants de Sarcelles en France arriveraient à Eilat, les habitants de Lyon seraient orientés vers Nahariya, ceux de Marseille seraient accueillis à Ashkelon, les immigrants de Londres et de Strasbourg à Haïfa, ceux du 19ème arrondissement de Paris, seront dirigés vers Beer-Shev’a, et ceux d’Anvers et de Bruxelles en Belgique arriveraient à Ma’ale Adoumim. Il y a environ un mois et demi, le Ministre Sofer a organisé plusieurs Salons de l’Alyah en Australie, et cela pour la première fois depuis une décennie. Ces Salons ont eu lieu en coopération avec l’Agence Juive, l’organisation Nefesh B’Nefesh, le ministère de la Santé et le ministère de Développement du Néguev et de la Galilée. Lors des Salons de Melbourne et de Sydney, des centaines de Juifs se sont intéressés à l’Alyah en Israël. Selon les données présentées cette semaine lors de la réunion du gouvernement, la plus forte Alyah au cours des deux dernières années est venue de Russie, suivie par celle des Etats-Unis, puis celle de France et enfin du Royaume-Uni. Le nombre d’immigrants du Royaume-Uni est relativement faible, mais le ministère de l’Intégration note que trois Salons d’Immigration qui s’y sont tenus cette année – y compris pour la première fois un Salon organisé à Manchester après l’attaque armée contre une Synagogue dans la ville – étaient remplis de personnes potentiellement intéressées. « Nous comprenons tous les conséquences de la guerre sur la vie des juifs dans le monde » a déclaré le Ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer. « Nous assistons à une vague d’antisémitisme dans de nombreux pays occidentaux. Les gouvernements n’agissent pas d’une manière suffisamment efficace pour éradiquer ce phénomène – y compris le gouvernement australien, qui ne réagit pas contre l’antisémitisme, malgré des avertissements renouvelés. » « Parallèlement, nous constatons un intérêt croissant pour l’Alyah, et cela particulièrement de la part des immigrants de France et du Royaume-Uni. Nous estimons qu’une hausse importante se fera également sentir en Australie, surtout après cette horrible attentat. » Le Ministre Sofer a conclu: « Le Premier Ministre nous a demandé d’élaborer un plan complet pour encourager et absorber l’Alyah, et cela en combinant les nombreux programmes que nous avons déjà promus. Je crois que nous verrons une augmentation significative du nombre d’immigrants qui comprennent que leur avenir se trouve dans l’Etat d’Israël. » Hodaya Karish-Hazoni, journal Makor Rishon 19.12.25Traduction: Bella Bel-Ange

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Éloge prononcée par le Président de l’Etat à la mémoire d’Hadar Goldin

Éloge prononcée par le Président de l’Etat à l’annonce de l’identification d’Hadar Goldin, enfin en Israel après 11 ans.  » Après onze longues et douloureuses années — trop longues — le lieutenant Hadar Goldin, héros d’Israël, a enfin été ramené sur sa terre natale. Pendant les onze années écoulées depuis qu’il est tombé au combat et a été enlevé lors de l’opération Bordure Protectrice, la photo de Hadar est restée sur mon bureau, à chaque poste que j’ai occupé. Sa mémoire est restée gravée dans mon cœur sans jamais faiblir.Durant toutes ces années de douleur, d’espoir et de prière qui ont accompagné la famille Goldin et tout le peuple d’Israël, Michal et moi avons eu le privilège de connaître de près Simcha, Leah, Ayelet, Chami, Tzur et toute cette famille si chère. Aujourd’hui, le peuple d’Israël entoure la famille de Hadar d’un amour profond et d’une admiration sans limites pour leur force inébranlable et leur combat incessant, mené avec foi et dignité, pour ramener Hadar à la maison.Pour cette espérance qui n’a jamais faibli, pour leur sionisme et leur foi inébranlable qui ont guidé chacun de leurs pas. Nous nous souviendrons toujours de notre cher Hadar et honorerons sa mémoire.Que son souvenir soit une bénédiction. «  Par le Président israélien Isaac Herzog

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