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Colloque exceptionnel au Centre Begin à Jérusalem

Le Mercredi 29 Octobre, le Centre Menahem Begin et l’Institut Schibboleth – Actualité de Freud ont organisé un Colloque « Sous le signe de Sion » Makom –Identitéhumaine/ identité Juive, du 7 Octobre 2023 à Octobre 2025, sous la direction de Michel Gad Wolkowicz, Président de Schibboleth – Actualité de Freud.Cette rencontre a réuni de prestigieux intervenants de France et d’Israël, qui ont tenté tout au long de cette longue journée d’analyser le traumatisme du 7 octobre qui s’est prolongé « par un antisémitisme absolument psychotique qui prend la forme de déchainements pulsionnels et s’étend jusqu’aux grandes institutions », selon les termes du professeur Wolkowicz.Puis il ajouta également que ce colloque était avant tout une rencontre: « Nous avons besoin de nous rassembler pour ressentir et penser ensemble ».Effectivement, le public Israélien francophone, sensibilisé par cet intérêt et ce témoignage de solidarité, a répondu présent et a fait salle comble.Ce fut une journée intense de réflexion sur l’identité juive, de questions sur notre rôle au quotidien, sur le travail de culture que nous pouvons réaliser, accompagnée detentatives à définir et préciser l’identité juive, hébraïque, israélienne…Cet évènement culturel s’est ouvert par le vernissage de l’exposition de Richard Kenigsman, qui « a fait des toiles tous les jours depuis le 7 octobre », et s’est clôturé parla projection en avant-première mondiale du film « Hatikvah » – Du fleuve à la mer, d’Eden Levi Campagna, documentaire qui suit sur 700 jours des témoins pour essayerde comprendre « ce que c’est qu’être juif après le 7 octobre ».Cette journée fut riche en émotions, en réflexions, en rencontres, mais fut surtout un moment de grande solidarité, qui a permis de percevoir la complexité du vécu aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur d’Israël depuis le 7 octobre.Ce fut une rencontre très chaleureuse, prometteuse, qui selon les termes du professeur Wolkowicz, nous conduira à « refonder une société collective qui permette à chacun de s’étayer tout en développant des choix singuliers ». Bella Bel-Ange

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Simhat Torah 2025 – Deux ans après, en ce jour de Simhat Torah, on chante et on danse à nouveau

Le soir de Simhat Torah, c’est dans une atmosphère euphorique que nous nous sommes retrouvés à la synagogue, tous imprégnés des photos et des vidéos relatant les retrouvailles émouvantes des otages avec leurs familles. Ce même jour, le peuple entier, où qu’il soit, a partagé l’émotion de ces rencontres, s’est associé à ces larmes, ces étreintes, ces cris de joie ou ces silences qui annonçaient la fin d’un long cauchemar.  A la synagogue, les rouleaux de la torah ont été sortis de l’Arche Sainte, et avec beaucoup de ferveur et de gratitude, ils ont été entrainés dans un tourbillon de chants, de danses, et devinrent la cible d’une pluie de bonbons… Ce fut une explosion de joie qui exprimait une liberté enfin retrouvée après un calvaire de deux longues années. Cette allégresse reflétait un moment intense de foi, de bonheur et d’union après 738 jours d’angoisse et de calvaire. Dans cette atmosphère festive, un petit garçon au visage rayonnant, se faufila entre les adultes, pour montrer fièrement à sa Maman tous les bonbons qu’il avait attrapés au vol. Il avait une belle chevelure rousse… et… tel un éclair, j’eu une association avec les petits enfants Bibas. Soudainement, cette joie intense se transforma en une tristesse profonde à la pensée de tous ces enfants et adultes que je n’ai jamais connus et qui ne reviendront plus. Puis cette même joie fit place à une certaine amertume, en pensant à ceux qui n’auront plus jamais le bonheur de serrer dans leurs bras leurs êtres chers… Ces sentiments mitigés sont à l’image de la réalité israélienne où allégresse et tristesse sont vécues simultanément. Tout est entremêlé, le bonheur et le chagrin à la fois. Ce flot d’émotions me rappela la réaction d’un père dont le fils est tombé à Gaza en novembre 2023. A l’annonce de l’accord de cessez-le-feu et de la libération des otages, il prononça ces mots: « Dans quelques jours, nous verrons nos frères et nos sœurs rentrer chez eux. Nous les embrasserons. Nous soutiendrons leurs familles. Nous les accompagnerons, pas à pas. Mais lorsque nous verrons les images, les larmes, la joie, les drapeaux… Je demande une minute. Une minute d’humilité. Une minute de silence.  Une minute de vérité. Une minute de considération et de reconnaissance envers les héros de Tsahal, Les lions de notre génération, qui ont combattu avec un courage surhumain, et cela dans un seul but: ramener les otages et restaurer la dignité d’Israël. Je demande une minute pour saluer et rendre hommage à ceux qui sont revenus blessés, à ceux qui sont revenus meurtris à jamais. Et à ceux… qui ne sont pas revenus. Ces moments de bonheur suprême que nous vivons, ne nous font pas oublier les victimes de cette guerre, les blessés ainsi que les héros qui sont tombés au combat. Ces sentiments qui nous imprègnent, sont également entremêlés de déception, de colère et d’indignation face à toutes ces nations qui se sont associées pour faire des victimes des bourreaux et qui n’ont pas hésité à condamner Israël lorsque nous avons dû faire face simultanément à sept fronts (Gaza, Liban, Syrie, Yémen, Iraq, Iran, Judée Samarie)… Aujourd’hui, plus que jamais, l’enseignement de Manitou prend une ampleur considérable lorsqu’il disait: « On peut lire l’actualité dans la Torah » ou bien « on retrouve la Torah dans les journaux ». A Simhat Torah, comme par hasard, la lecture traditionnelle du rouleau de la Torah vient confirmer ce que les nations mettent en doute. Lors du dernier passage de la Torah, nous avons lu que le Seigneur fit monter Moise sur le Mont Névo, lui montra tout le pays et lui dit: « Voici le pays que j’ai promis à Abraham, Isaac et Jacob, en disant: » Je le donnerai à ta postérité ». (Le Deutéronome 34 – 4)  Puis tout de suite après, afin de symboliser l’étude continue de la torah, nous avons recommencé la lecture du canon biblique depuis Bereshit – le début, et avons entamé le livre de La Genèse. Nos sages se sont posé la question à savoir pourquoi la Torah ne commence-t-elle pas par la première Mitsva prescrite à Israël, mais par la création du monde. Ce à quoi l’exégète Rachi répond: « Si les nations du monde disent à Israël: « Vous êtes des brigands, puisque vous avez conquis les terres des sept peuples », Israël leur répondra: « Toute la terre appartient à Dieu. Il l’a créée et l’a donnée à qui est droit à Ses yeux. De par Sa volonté, Il leur a donnée, et de par Sa volonté, Il la leur a reprise et nous l’a donnée. »  Rachi sur Genèse I,1) Ce à quoi Manitou ajoute:  » Ce texte de rachi, qui ouvre son exégèse du livre de la Thora, a été abondamment commenté par les grands maitres de la tradition rabbinique. Il a cependant fallu notre temps pour y déceler la profonde intuition prophétique qui anime les textes midrashiques où Rachi a trouvé les sources de son propos.    Tout se passe comme si nos maitres savaient qu’à chaque fin d’exil, Israël serait confronté à la même interpellation. Au temps de Josué, à la sortie d’Egypte, le problème cananéen; de notre temps, à la sortie d’Europe, le problème « palestinien », dans les mêmes termes et la même acuité … En cela Rachi reste le plus grand de nos maitres. » ( KI MITSION I p.33 ) De nos jours encore, la présence du peuple d’Israël sur sa terre est remise en question par ses ennemis et par certaines nations, mais les enfants d’Israël sont restés fidèles à leur héritage ancestral. Les fils et les filles de notre peuple, soldats et civils combattent avec abnégation, courage et héroïsme. Ils ne combattent pas pour la gloire, ni par esprit de vengeance, mais pour la vie, pour la pérennité d’Israël, conformément à la promesse divine faites à nos Ancêtres. Les soldats et soldates portent sur leurs épaules, avec beaucoup de conviction et d’amour, le poids de la sécurité, de la mémoire et de l’avenir d’Israël. Il y a deux ans, c’est le

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La grand-mère de David Zini

La semaine dernière, David Zini a été promu à la tête du Shin Bet. Il est marié, père de 11 enfants et vit avec sa famille sur le plateau du Golan. David Zini est né en 1974 à Jérusalem, il est l’aîné des dix enfants de la famille du Rabbin Yosef Zini, et petit-fils du Rabbin Meir Zini, figure bien connue de la communauté juive algérienne, qui fut un des fidèles compagnons de route de Manitou, en Algérie, en France, puis en Israël. Après une brillante carrière militaire, David Zini prit sa retraite, ce fut l’occasion d’une cérémonie remarquable lors de laquelle son père, le Rabbin Yossef Zini, pris la parole en ces termes:  « Ma mère et ma grand-mère, que leur mémoire soit bénie, restèrent seules de toute leur famille et survécurent à Auschwitz. Alors qu’elle était dans l’enfer d’Auschwitz, un jour un officier SS s’acharna sur une femme juive qui n’arrivait pas à accomplir la tâche qui lui avait été imposée, à cause de son épuisement. Les cris de ce méchant ne suffirent pas à relever la malheureuse ni à la faire continuer. Que fit-il ? Il lâcha son chien, qui lui arracha la chair. Ma grand-mère, paix à son âme, s’approcha de ce monstre et lui donna deux gifles en plein visage. Il sortit son pistolet pour lui tirer dessus, mais son arme s’enraya. Plus furieux encore, il ordonna de punir ma grand-mère par quatre-vingt-dix coups de fouet. Son corps était entièrement couvert d’ecchymoses, et elle fut ramenée inconsciente à la baraque, où elle resta ainsi pendant neuf jours. Lorsqu’elle ouvrit les yeux et la bouche après ces neuf jours, la première phrase qu’elle prononça fut : Cela valait la peine. À la fin de la guerre, elles furent toutes deux forcées, avec deux mille femmes, de marcher dans la neige sur 650 kilomètres, marche qui se termina à Innsbruck, en Autriche. Seules deux cents survécurent. En arrivant, les soldats américains, effrayés par ces squelettes vivants, appelèrent leurs prêtres. Les prêtres demandèrent : « Êtes-vous des extraterrestres ? » Et lorsqu’elles répondirent qu’elles étaient juives, ils appelèrent les rabbins des forces alliées. L’un d’eux était mon honorable père, paix à son âme, qui, voyant cette scène effrayante, dit à ses camarades : « Voilà ce qu’il reste du peuple d’Israël. Que chacun prenne l’une d’elles pour épouse, et nous reconstruirons notre peuple. » Ainsi suis-je né. Et, béni soit Dieu, au lieu de poursuivre des études de médecine en France, et mon épouse au lieu de devenir enseignante dans l’éducation lituanienne au Maroc nous sommes arrivés à Jérusalem. Après des années d’attente, nous avons eu la chance de voir naître notre fils David. La joie fut double, car à l’époque il n’y avait pas encore d’appareils à ultrasons dans le pays et nous ne savions pas qu’avec David se trouvait aussi sa sœur dans le ventre. Nous avons eu cette bénédiction pendant la guerre de Kippour, alors qu’il n’y avait pas d’électricité à Jérusalem et qu’il y avait 40 cm de neige. Depuis, ce processus se poursuit sans cesse au sein de notre peuple – des ascensions permanentes, précédées de crises, dans tous les domaines de notre vie. C’est pourquoi nous avons grand besoin d’un souffle long dans ces heures difficiles, car il nous est promis qu’à chaque crise, nous nous élevons toujours plus haut. C’est pourquoi nous sommes venus remercier le Saint Béni soit-Il, ainsi que tous Ses aides et toutes les personnes présentes – et en particulier notre belle-fille si spéciale – pour toutes les bontés, et pour la force de tenir bon même en temps de guerre, privée ou publique, avec la certitude absolue que le Maître des guerres sème la justice, fait germer les délivrances, crée les guérisons, redoutable en louanges, Maître des merveilles – comme nous le mentionnons chaque jour dans notre prière. Merci à tous et bénédictions à notre fils pour la continuité de sa contribution particulière à notre peuple, à sa Torah, à son armée et à sa terre. Que David réussisse dans toutes ses voies et que l’Éternel soit avec lui. Ainsi soit-il et qu’il en soit toujours de même pour nous. Soit dit en passant, ma mère, paix à son âme, disait que les deux plus beaux jours de sa vie furent celui de sa libération d’Auschwitz, et le jour où elle épingla les insignes de colonel sur David. » Heureux le peuple qui a de telles grand-mères. Heureuse la grand-mère qui a un tel petit-fils.

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Le CRIF, le Grand Rabbin et l’État

Photo du Grand Rabbin Haim Korsia Le CRIF, le Grand Rabbin et l’État : une ventriloquie indécente. Il faut reprendre la parole confisquée.  Le CRIF et le Grand Rabbin parlent : Écoutez…ils sont la voix de l’Élysée « Le plus grand mal n’est pas commis par ceux qui choisissent le mal, mais par ceux qui acceptent de vivre dans un système qui l’impose ». Hannah Arendt. in « Les Origines du totalitarisme » Il y a des moments où l’illusion se brise. La confrontation récente entre Benjamin Netanyahou et Emmanuel Macron en fut un exemple saisissant. Netanyahou a dit tout haut ce que tous les Juifs de France vivent et ressentent : l’antisémitisme flambe et l’État détourne le regard. Les agressions, les menaces, les slogans de haine ne sont plus des faits isolés mais un quotidien oppressant. Et que fit Macron ? De la prudence feinte, des reproches immédiats à Israël, mais pas une seule mesure annoncée, pas un mot ferme contre ceux qui, en France, profèrent la haine. Un contraste insupportable : sévérité envers Netanyahou, indulgence envers les antisémites et soumission envers Abdelmadjid Tebboune ! Dans une telle situation, la communauté attendait de ses porte-parole officiels qu’ils s’élèvent, qu’ils hurlent l’indignation. Mais non : le CRIF et le Grand Rabbin se sont alignés sur Macron. Comme si leur rôle n’était plus de représenter la communauté auprès du pouvoir, mais au contraire de représenter le pouvoir auprès de la communauté, de calmer une colère légitime qui n’est pas leur. C’est là qu’apparaît l’image glaçante d’une ventriloquie. Le CRIF parle, mais la voix n’est pas la  sienne. C’est  celle  de  l’Élysée  qui  résonne  derrière  ses  lèvres. Le Grand Rabbin prend la parole, mais ce n’est pas celle des fidèles : c’est celle du pouvoir qui lui souffle ses mots. La colère de Versailles, symbole d’un rejet de la base Le fossé est tel que les communautés locales elles-mêmes le dénoncent désormais ouvertement. L’article publié par la Communauté de Versailles (Mabatim.info 25 août) en est une démonstration éclatante. Cette communauté, l’une des plus importantes de France, exprime sans détour sa colère : elle ne se reconnaît ni dans le CRIF, ni dans le Grand Rabbin. Elle dit tout haut ce que beaucoup murmurent : que ces instances ne défendent plus les Juifs de France, mais servent de relais dociles du pouvoir. La lettre de Netanyahou : ce que le CRIF aurait dû écrire Quand Benjamin Netanyahou a adressé sa lettre à Emmanuel Macron pour dénoncer la flambée d’antisémitisme en France, il a pris la place qu’aurait dû occuper le CRIF. C’était au CRIF d’écrire noir sur blanc au président de la République ce que vivent les Juifs de France au quotidien : agressions, insultes, menaces, peur dans les écoles, dans la rue, dans les synagogues. C’était au CRIF de dénoncer le silence d’État et l’inaction gouvernementale. Mais il ne l’a pas fait. Parce qu’il n’en a plus la volonté, ni peut-être la liberté. Parce qu’au lieu d’être la voix de la communauté, il est devenu sa muselière. La réalité est brutale : ce que Netanyahou dit depuis Jérusalem, le CRIF n’ose plus le dire depuis Paris. Et c’est bien là le signe de sa faillite. Le CRIF, marionnette d’institutions vides De surcroît, quelle légitimité peut bien revendiquer le CRIF ? Il ne fédère réellement personne : ses 70 associations membres sont, pour beaucoup, des coquilles vides ; les grandes qui subsistent — WIZO, B’nai B’rith, AJC, KKL — sont des organisations internationales, déconnectées du terrain français. À l’inverse, le CCJF, avec ses 190 communautés locales, incarne la réalité vivante du judaïsme français. Et pourtant, c’est le CRIF que l’État choisit comme interlocuteur officiel. Une marionnette choisie parce qu’elle est docile. Le Grand Rabbin, courtisan plus que guide Et qu’en est-il du Grand Rabbin ? Là encore, illusion. Dans le judaïsme, il n’existe pas de hiérarchie religieuse: le lien est direct entre le croyant et Dieu. Le rabbin n’est qu’un sachant, reconnu par les siens. Le titre de « Grand Rabbin » est purement honorifique et ne tient que par la stature morale de celui qui l’occupe. Mais que faire lorsque ce titre, au lieu d’être un guide spirituel, devient le costume d’un courtisan attaché aux ors de la République ? Depuis le départ de Gilles Bernheim, la fonction s’est vidée de son sens. Les successeurs ont préféré séduire les présidents — d’abord Chirac, aujourd’hui Macron — plutôt que représenter les fidèles. Du CRIF aux Judenrätes : le spectre du passé Ce spectacle a un précédent historique. Sous l’Occupation, les nazis avaient imposé les Judenräte : des conseils juifs chargés de « représenter » les communautés. En réalité, ils servaient de courroies de transmission pour le pouvoir oppresseur. Beaucoup crurent bien faire, protéger, négocier ; ils sombrèrent dans la compromission, parfois dans la collaboration, et devinrent malgré eux les instruments des pires tragédies. Certes, comparer n’est pas égaliser, loin de là, (il faut raison garder), mais l’ombre est là. Le rôle imposé aujourd’hui au CRIF ressemble étrangement à celui assigné hier aux Judenrätes : faire avaler la pilule, calmer la colère, faire accepter l’inacceptable. Non pas représenter, mais canaliser. Non pas défendre, mais amortir. Comme les Judenrätes d’autrefois — souvent mus par la peur, parfois par la soumission, parfois par des intérêts moins avouables, et, on l’espère, parfois aussi en croyant bien faire — le CRIF se retrouve piégé dans une logique fatale : il croit protéger la communauté, mais il ne fait que l’étouffer. Il croit servir, mais il désarme. Il croit parler, mais il répète une voix dictée d’en haut. Le CRIF n’est plus un bouclier, il est devenu un anesthésiant Le CRIF, en acceptant de n’être plus que le relais du gouvernement, se place dans une logique similaire : celle de parler à la place des Juifs, mais avec une voix dictée d’en haut. Une nouvelle nomination, une nouvelle façade, mais la même erreur fatale : croire que l’on sert la communauté alors qu’on l’étouffe. Une ventriloquie indécente Au bout du compte, la scène est grotesque : •               Le gouvernement tient la place du ventriloque. •               Le

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Le monde face à lui-même

Un texte sans appel de Peggy Sastre dans le Point qui met le monde face à lui même Ils ne se cachent plus. Mieux – ou pire : ils exhibent. Avec les images des otages israéliens Evyatar David (24 ans) et Rom Braslavski (21 ans), tous les deux capturés le 7 octobre 2023 au festival Nova et montrés émaciés, vidés, déshumanisés jusqu’à l’os, le Hamas brandit sa cruauté, revendique sa maîtrise de l’horreur. Et c’est précisément là que réside la relative nouveauté de la guerre qu’il mène contre Israël, de celles qui ne se gagnent plus à la kalach, à la roquette ou au drone, mais à la puissance symbolique. Dans l’ancien monde, les bourreaux camouflaient. Ou alors, s’ils exposaient, c’était pour terrifier, sidérer. Les nazis filmaient leurs autodafés et leurs victoires militaires, pas Auschwitz. Les Soviétiques triaient et truquaient leurs images comme leurs mots, avec l’obsession du grand récit patriotique. Les djihadistes, eux, sont venus casser ce pacte : ils ont documenté les égorgements, les décapitations, les prisonniers brûlés vifs dans leurs cages. Le sang n’a plus été une erreur, mais une stratégie. Le mal n’était plus le moyen, il est devenu le message.Le Hamas aura poussé cette logique jusqu’à la perfection. Mettre en scène un otage mourant, c’est une déclaration d’ascendant. Une manière de dire : « Il se meurt, sous vos yeux, et vous ne pourrez rien faire. Voyez ce que nous faisons et ce que vous ne ferez pas. » Le champ de bataille décisif n’est pas Gaza, Jérusalem ou Tel-Aviv, c’est la sphère cognitive occidentale. Ce que le Hamas veut prendre et défaire, ce n’est pas une armée, pas un pays, pas un territoire, c’est un imaginaire collectif.Précisément celui qu’il a réussi à parasiter, comme ces vers qui pourrissent le système nerveux des sauterelles et les poussent à se suicider. Car pour Evyatar David et Rom Braslavski, pas de unes, pas de cris, pas de marches. Pas d’ondes de choc. Juste le silence – ou pire, comme au 7 Octobre, la justification. Nos esprits sont aux fers. Et face à cette prise d’otage narrative, la logique de Netanyahou s’impose avec la clarté d’un miroir inversé : il n’y a plus de paix, plus de compromis – seulement la reprise de Gaza, totale, pour de bon, pas pour contenir, pour écraser. S’il faut évidemment qu’il soit désarmé, le génie maléfique du Hamas ne réside pas dans son arsenal, mais dans sa compréhension si fine et perverse de l’époque. Le Hamas est peut-être notre premier adversaire postmoderne, parfaitement conscient, savant, sachant que les récits priment sur les faits. Qu’il suffit d’insérer les bons mots-clés devenus mots d’ordre – « résistance »,« colonialisme », « apartheid », « génocide » – pour neutraliser les réflexes. Que dans une époque ivre d’émotions, pourtant si prompte à l’emballement, si sensible au moindre déraillement lexical, si facilement hystérisée par des tweets malheureux, certains êtres humains peuvent être débranchés, déprogrammés de l’humanité. C’est ce Juif à qui l’on demande pourquoi il s’intéresse tant au sort des otages israéliens et qui répond :« Parce que les Juifs sont les seuls qu’on attaque pour ce qu’ils sont et parce que nous sommes les seuls à les défendre. » Elle est là, la victoire du Hamas. Pas d’avoir tué, saccagé, violé, mais d’avoir filmé et diffusé la torture, la faim, l’humiliation – « Je suis en train de creuser ma propre tombe » – et de savoir qu’aucune alarme ne sonnera. Que les cœurs saignent à géométrie militante et que les cerveaux n’ont plus une goutte d’oxygène sous la main. Que les ONG détourneront les yeux. Que les pancartes sont toutes déjà imprimées, mais pour d’autres causes.Le Hamas est expert de cette stratégie ; cette grammaire du choc, il la parle comme si c’était sa langue maternelle. Et ses images d’otages faméliques, ces corps rendus à l’état de spectre et réactivant des traumatismes historiques évidents, ce sont autant de preuves de sa domination. Des images-tests, jetées à la face du monde pour vérifier jusqu’où il peut encaisser, tolérer, absoudre. Et le résultat ne pourrait être plus accablant. Voilà ce qu’il y a à lire dans ces vidéos. Pas la supplique, mais le triomphe. Autant d’images qui disent : « Nous avons gagné, nous avons kidnappé vos consciences, nous avons inversé vos repères, et nous pouvons tout montrer, parce que vous ne voyez plus rien. » Peggy Sastre, Le Point, édition du 14 août 2025.

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La brisure de l’unité

La brisure de l’unité Nous arrivons au terme du livre de Bamidbar, le livre des fautes, des chutes du peuple d’Israël pendant les quarante ans dans le désert. Dans ce livre figurent trois dénombrements. Les deux premiers présentent le même décompte et les sages nous exposent leurs divergences pour parvenir à ce même recensement. Le premier a lieu juste après la faute du veau d’or, tandis que le second, le 1er Yiar pour l’édification du Michkan, le temple qui a accompagné les enfants d’Israël dans le désert. Le troisième décompte est réalisé à la fin du livre de Bamidbar, dans la paracha de Pinhas, celle que nous avons lue la semaine dernière.  Rachi nous donne deux éléments de réflexion pour justifier ce dénombrement : « Cela ressemble à un berger dont le troupeau a été attaqué par des loups, lesquels ont tué plusieurs têtes de bétail. Il veut maintenant dénombrer les survivants » Autre explication : « Ils ont été comptés une première fois lorsque, étant sortis d’Egypte, ils ont été confiés à Moché. A présent que celui-ci est sur le point de mourir et de rendre son troupeau, on les compte à nouveau ». Manitou quand à lui nous donne une autre explication :  Selon Manitou le dénombrement est dangereux car anticipant sur le temps d’histoire donné à l’individu pour réaliser son identité au niveau des mérites suffisants. Tant qu’on est protégé par le groupe anonyme, on est à l’abri de ce décalage d’identité entre l’identité au nom de laquelle on est dénombré et l’identité qu’on a parvenu à atteindre.  Le dénombrement est donc un jugement anticipé témoignant du décalage entre l’identité idéale au nom de laquelle on est dénombré, et l’identité que l’on est parvenu à atteindre… Dans le troisième dénombrement du livre de Bamidbar, il y a un manque, une faille, un décalage, il manque six noms nous dit Manitou : Il manque ainsi six noms dans le décompte et ce manque déstabilise le peuple et l’empêche de rejoindre son identité. Manitou nous explique que ce manque est compensé par les cinq filles de Tsélofrad qui vont permettre d’établir les règles en matière d’héritage et redonner au peuple la dimension minimale dont il a besoin pour pouvoir poursuivre son histoire. Au-delà de l’exposition de ces faits on comprend que ce qui est en jeu ici c’est le défaut d’unité du peuple.  Tsélofrad porte atteinte à l’unité d’Israël dans sa démarche solitaire de chercher du bois le jour du shabbat. Nadav et Aviou transgressent le service et entrainent un risque d’idolâtrie et une brisure de l’unité d’Israël. Datan et Abiran se sont associés à la controverse de Korah qui, dans sa volonté démagogique de prendre la place de Moché, risque de remettre en cause l’unité d’Israël. C’est la faute la plus grave en Israël, celle de briser l’unité au sein du peuple et c’est la raison pour laquelle Jacob a prié pour que ce nom ne soit pas associé à la généalogie de Korah. Ces personnes comptabilisées ne sont pas mortes en faisant la guerre à leurs ennemis, ni en se comportant d’une manière immorale, elles n’ont pas eu un comportement inapproprié, ou de débauche. Non, le lien entre ces personnes mortes dans le désert, c’est qu’elles ont mis en cause l’unité du  peuple d’Israël. Chacune de ces fautes, qui fait perdre à Israël des personnalités importantes, dans le décompte, sont dues à une faute d’unité qui selon notre tradition est la faute la plus grave. L’unité d’Israël est indispensable et la Torah nous fait le récit, à l’occasion de ce troisième dénombrement du désert, des personnalités qui en Israël ont risqué de remettre en cause cette unité, et les écarte du décompte des enfants d’Israël. La période que nous traversons actuellement est difficile pour Israël et la guerre à Gaza suscite de nombreuses polémiques contre Israël. La contestation contre la politique du gouvernement Israélien est décomplexée et s’affiche sans filtre. L’Etat d’Israël est violemment pris à parti. Désormais Israël est désavouée, condamnée, calomniée, stigmatisée, le pays aurait basculé du côté du mal, de ceux qui détruisent, torturent tuent et « nettoient ». Alors que les condamnations à travers la planète sont unanimes et se multiplient, le monde refuse à Israël le droit de se défendre face au terrorisme à ses frontières.  On assiste médusés à une inversion victimaire qui transforme les victimes en bourreaux et les bourreaux en victimes. Lorsque cette rhétorique nauséabonde vient de la communauté européenne et occidentale, il n’y a pas de raison de se troubler, Israël y est habitué, et le passé témoigne de la permanence de ce discours. Mais les choses deviennent plus compliquées lorsque ce discours émane de personnalités juives elles-mêmes. Après l’épisode du Rabbin Delphine Horviller et de Madame Anne Sinclair, voilà que le philosophe Alain Finkielkraut à son tour nous fait part de son émotion devant cette guerre qui n’en finit pas et stigmatise Israël et son armée dans son action à Gaza. Et il s’interroge « ce que j’entends en Israël c’est qu’il n’y a pas de civils innocents à Gaza alors on peut tirer dans le tas, on tire sur des terroristes » puis « Parmi les 2,3 millions de palestiniens, n’y a-t-il pas d’innocents ? et si vous dites que non, alors on peut les tuer tous ! ». La charge est lourde. Nous sommes nombreux a avoir entendu les positions d’Alain Finkielkraut sur la guerre à Gaza et à s’être émus.  Je fais partie de ceux qui ont beaucoup admiré Alain Finkielkraut, j’ai lu la plupart de ses livres avec bonheur et j’ai été instruit, inspiré par lui, par sa pensée, par son courage à lutter parfois seul contre tous pour défendre des positions que je partageais, et c’est la raison pour laquelle sa prise de position aujourd’hui m’attriste infiniment. Ce peut-il que ce penseur exceptionnel, cet intellectuel inspirant, ce philosophe dont on aimait prendre exemple, passe à ce point, à ce moment de sa vie, à côté de l’histoire ? Alors on peut essayer de trouver au moins deux interprétations à ce positionnement, qui pour une fois, ne va pas

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Il y a quelque chose chez Israël qui met mal à l’aise …

Il y a quelque chose chez Israël qui met mal à l’aise, et ce n’est pas ce qu’ils prétendent.Ils pointent du doigt la politique, les colonies, les frontières et les guerres. Mais si l’on creuse sous la colère, on découvre quelque chose de plus profond. Mal à l’aise non pas avec ce qu’Israël fait, mais avec ce qu’Israël est. Une nation si petite ne devrait pas être si puissante. Point final. Israël n’a pas de pétrole. Pas de ressources naturelles particulières. Une population à peine plus grande qu’une ville américaine moyenne. Ils sont encerclés par des ennemis. Détestés par l’ONU. Cibles du terrorisme. Dénoncés par des célébrités. Interdits, vilipendés et attaqués. Et pourtant, ils prospèrent comme s’il n’y avait pas de lendemain. Dans l’armée. Dans la médecine. Dans la sécurité. Dans la technologie. Dans l’agriculture. Dans le renseignement. Dans la moralité. Dans une volonté pure et inébranlable. Ils transforment le désert en terres agricoles. Ils produisent de l’eau à partir de l’air. Ils interceptent les roquettes en plein vol. Ils sauvent des otages au nez et à la barbe des pires régimes du monde. Ils survivent à des guerres censées les anéantir et gagnent. Le monde les observe sans comprendre. Alors, ils font ce que font les gens lorsqu’ils sont témoins d’un pouvoir qu’ils ne comprennent pas. Ils supposent que c’est une arnaque. Ce doit être l’aide américaine. Ce doit être un lobbying étranger. Ce doit être de l’oppression. Ce doit être un vol. Ce doit être une ruse obscure qui a donné aux Juifs ce genre de pouvoir. Ce doit être du chantage. Parce que Dieu nous en préserve, c’est réel. Dieu nous en préserve, c’est acheté. Ou pire, c’était prédestiné. Le peuple juif était censé disparaître depuis longtemps. C’est ainsi que l’histoire des minorités exilées, asservies et détestées est censée se terminer. Mais les Juifs n’ont pas disparu. Ils sont bel et bien rentrés chez eux, ont reconstruit leur terre, ont ressuscité leur langue et ont ressuscité leurs morts – avec mémoire, identité et pouvoir.Ce n’est pas normal. Ce n’est pas politique. C’est biblique. Il n’existe aucun code de triche expliquant comment un groupe de personnes retourne dans son pays après 2 000 ans. Il n’existe aucun chemin rationnel depuis les chambres à gaz jusqu’à l’influence mondiale.Et il n’existe aucun précédent historique à ce qu’on ait survécu aux Babyloniens, aux Romains, aux Croisés, à l’Inquisition, aux pogroms et à l’Holocauste, et qu’on soit encore au travail un lundi à Tel-Aviv. Israël n’a aucun sens. À moins de croire en quelque chose qui dépasse les mathématiques. C’est ce qui rend le monde fou. Parce que si Israël existe, si cette nation improbable, ancienne et détestée est encore élue, protégée et prospère, alors peut-être que Dieu n’est pas un mythe après tout. Peut-être qu’il est toujours présent dans l’histoire. Peut-être que l’histoire n’est pas le fruit du hasard. Peut-être que le mal n’a pas le dernier mot. Peut-être que les Juifs ne sont pas seulement un peuple… mais un témoignage. C’est ce qu’ils ne supportent pas. Parce que dès l’instant où l’on admet que la survie d’Israël n’est pas seulement impressionnante, mais divine, tout change. Votre boussole morale doit se remettre à zéro. Vos présupposés sur l’histoire, le pouvoir et la justice s’effondrent. Vous réalisez que vous n’assistez pas à la fin d’un empire, mais au début de quelque chose d’éternel. Alors ils le nient. Ils le vilipendent. Et s’enflamment contre lui. Parce qu’il est plus facile de qualifier un miracle de « fraude » que d’envisager la possibilité que Dieu tienne ses promesses. Et il les garde sous silence. Article d’Alistair Heath, journaliste britannique, paru dans le Daily Telegraph

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Or LeGoyim : Une lumière pour les nations ?

Or LeGoyim Une lumière pour les nations ? Ou seulement pour Israël ? Il est une chose pour un juif de parler depuis l’exil et s’en est une autre, très différente, que de parler depuis la terre d’Israël, surtout à un tournant majeur ou Israël a pris ses responsabilités dans des actions qui visent à préserver son existence, et à modifier le sens de l’histoire. Au moment où les événements sont en train de nous rapprocher du moment où l’histoire va rejoindre ce qu’on attendait d’elle, et va finir par s’écrire, dans ce moment paroxysmique ou les équilibres au sein de la planète sont en train de se modifier de façon durable, apparait à l’intérieur du peuple juif, une discussion, probablement une controverse, sur laquelle il pourrait être intéressant de se poser et de réfléchir. Pour avoir échangé avec de nombreux confrères, proches, amis, frères en Israël sur la situation, on sent presque comme un sentiment partagé de résignation, de fatalisme et de désintérêt, d’une majorité d’Israéliens devant l’image que renvoie la société israélienne dans le monde occidental.  Evidemment, et comment ne pas les comprendre ? La façon dont le conflit à Gaza est présenté en occident et plus particulièrement en France a de quoi résigner le plus farouche défenseur d’un partenariat renforcé avec l’occident et la France. La manière dont les choses sont évoquées  dans le conflit avec le régime obscurantiste des gardiens de la révolution est un peu différent. Mais ne nous faisons pas d’illusions et on peut être convaincu qu’au fur et à mesure que le temps va s’écouler, on verra se succéder face aux actions d’Israël, les nuances, les réserves, les oppositions puis les critiques et enfin les accusations unanimes. Après les 12 jours de guerre, et la trêve qui s’est installée on entend déjà la petite musique monter et les discours sur la volonté expansionniste, colonialiste et impérialiste d’Israël refont surface et commencent à donner les arguments aux accusations. Dans ce contexte difficile, qui finalement ne nous apprend pas grand-chose de nouveau sur le regard que pose l’humanité sur les juifs et sur Israël, dans ce contexte de guerre permanente ouverte sur tous les fronts pour assurer l’existence de l’état hébreu, comment ne pas comprendre ces Israéliens qui nous indiquent désormais ne plus vouloir se préoccuper du sort des nations, et les laisser penser et faire ce qu’ils veulent. Comme on dit « On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif ». Si la haine d’Israël est si forte parmi les nations, parmi l’humanité, et bien tant pis, et avançons sans eux se disent légitimement ces israéliens lassés par les multiples tentatives pour essayer en permanence d’atténuer en vain la rudesse du regard qui est posé sur Israël, et les nombreuses accusations infondées. Quand on a vu les images des missiles iraniens traversant le dôme de fer, s’écrasant sur le sol, éventrant des immeubles et faisant des dégâts considérables dans les centres villes, on se dit que la population est courageuse, résiliente, et admirable, et on comprend un peu mieux encore cette impression de lassitude vis-à vis des nations et leur refus de principe à comprendre ce qui se joue vraiment dans cette partie du monde. Et alors… doit on laisser s’installer un discours de haine et de détestation d’Israël dans le monde ? Doit-on laisser les images incitant à l’accusation d’Israël parmi les nations sans même essayer de donner les arguments qui pourraient justifier les actions d’Israël et expliquer de manière pédagogique les raisons qui conduisent le pays à agir comme il le fait dans cette période si particulière de notre histoire. Et c’est là il me semble qu’apparait une ligne de fracture avec ceux qui aimeraient que l’on puisse expliquer aux nations concrètement ce qu’il se passe, et même si ce n’est que pour en convaincre un sur un million parmi leurs populations, il faut le faire. Et forcément les arguments sont plus forts venant de ceux qui vivent la situation de l’intérieur. Car beaucoup aujourd’hui parmi les nations du monde ne comprennent pas ce qu’il se passe à Gaza, ni même ce qu’il se joue exactement dans l’affrontement avec le régime des mollah, ni que ce n’est que l’avant-scène d’un acte qui va aussi les concerner . Il me semble que ne pas les informer des réalités globales qui se trouvent cachées derrière ce conflit régional est un manquement important. Israël n’est pas élu à des droits supplémentaires, mais à des devoirs supplémentaires. Malgré la difficulté de la période, malgré l’intensité des combats un peu partout autour du pays, il faut continuer, et il me semble plus que jamais, à justifier les raisons qui conduisent Israël à agir comme il le fait. C’est un enjeu pour l’humanité, pour les juifs de l’exil qui s’éveillent à leur identité, pour Israël. « Lorsqu’il y a des élus qui sont élus par le peuple, le danger, le piège c’est que puisque le peuple les a élu, il n’y a que les élus qui comptent, et le peuple est disqualifié. On élit des députés censés être les représentants de ceux qui les ont élus, mais ensuite les électeurs sont mis entre parenthèses et les élus s’érigent en peuple sans aucune considération pour le peuple… » Manitou disait dans la paracha de Behaloteha que nous avons lu il y a deux ou trois semaines, à propos de la mise à part des Leviim du dedans des enfants d’Israël, au chapitre 8 verset 10 du livre de Bamidbar : « Le piège c’est qu’une fois la tribu de Lévi mise à part des tribus d’Israël, cela disqualifie les tribus. » Puis il poursuit : « Rashi veut nous faire comprendre que le véritable sens du verset c’est le contraire de ce qu’on aurait pu croire. » . Dans ce verset analysé par Manitou à travers Rashi, le peuple des enfants d’Israël est cité cinq fois, comme pour bien signifier « que la Torah cherche à expliquer que ce qui est précieux au yeux de Dieu c’est son peuple. Cela concerne les enfants d’Israël et pas les Levy. S’il n’y

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Gog et Magog, et le règne messianique

Manitou nous manque et surtout pendant ces périodes difficiles que nous traversons. Il ne nous a pas dicté  notre conduite, ni dévoilé  quel serait le futur, mais à travers son enseignement, il nous a transmis des clés qui nous permettront d’interpréter et de mieux comprendre les événements que nous vivons. Alors qu’Israël semblait bien isolé face à ses multiples conflits dans la région et notamment dans sa confrontation avec le régime obscurantiste des mollahs afin de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire, alors que le CEA appelait à la désescalade, que les dirigeants européens voulaient jouer un rôle majeur et invitaient les « deux belligérants » à cesser les hostilités et à se retrouver à la table des négociations, que l’Onu stigmatisait, une fois encore Israël, le président Trump a dans la nuit de samedi 21 juin montré un courage admirable et un soutien sans faille à l’État hébreu, en autorisant le bombardement sur trois sites nucléaires stratégiques de l’Iran. Dans ce tournant majeur dans l’histoire du monde et dans celle d’Israël, qui permet d’envisager un avenir plus apaisé, débarrassé de la menace du régime des gardiens de la révolution, l’équipe du site Manitou l’hébreu a retrouvé un cours de Manitou de 1989 en hébreu qui résonne de manière étonnante avec la période que nous traversons. Cours de Manitou de 1989  Sur la guerre entre les États-Unis et l’Iran, Gog et Magog, et le règne messianique Traduction partielle d’un cours de Manitou donné en hébreu en 1989 dont le lien figure ci-dessous pour ceux qui souhaitent le suivre intégralement : https://www.youtube.com/watch?v=jIxJrMwPug8 Manitou enseigne, à travers les écrits du Maharal, qu’à la fin des temps, parmi les quatre empires ne subsisteront que deux : La Perse c’est à dire l’Iran, et Édom c’est à dire les États-Unis. Il s’appuie dans son cours, notamment sur le livre du Maharal de Prague : Israël face au 4 empires. C’est dans ce livre que ce dernier répond notamment à la question : où figure Ichmaël parmi les 4 empires ?  Faisant preuve d’une véritable vision prophétique puisque le texte date du 16ème siècle il écrit : «Certains se demandent où est évoqué cet autre règne puissant et agressif  qu’est celui d’ Ichmaël ? …. Mais peut être est-il fait allusion à Ichmaël à travers la Perse, le second empire… » Une guerre éclatera entre elles. Le Talmud rapporte une divergence : qui l’emportera ? Le Maharal de Prague révèle que, finalement, Édom (les États-Unis) triomphera de la Perse (l’Iran) et « ensuite commencera le règne du Messie ». Manitou : Le Maharal révèle  : « Et la fin des temps viendra d’Édom ». Il explique cela, en s’appuyant sur plusieurs passages du Talmud. Il dit : À la fin des temps, seules subsisteront deux puissances parmi les quatre empires : Perse et Édom. – Babylone disparaîtra, – la Grèce disparaîtra,  ne resteront que la Perse et Édom, et il y aura une guerre entre elles. Et dans le Talmud, il y a controverse : Qui vaincra l’autre ? Édom contre Perse, ou Perse contre Édom ? Et en fin de compte, le Maharal de Prague tranche, selon le Talmud :  Édom vaincra Perse. La Torah nous révèle ici que le « génie », disons, d’Ismaël, se réalise à la fin en Perse. C’est l’énigme soulevée par le Maharal, à laquelle, à mon avis, il donne lui-même la clé dans cette même source. Car selon moi, le Maharal est le seul à avoir dit que le royaume d’Ismaël, c’est la Perse. Et il est fort possible que cette idée vienne du même passage talmudique. Vous comprenez ? Et plus tard, dans une autre occasion peut-être, nous verrons ce que dit le Maharal dans *Netsah Israël*. Mais brièvement, je veux expliquer comment il résout cette dernière question : À la fin des temps, il restera dans le monde : Israël, le chaos des nations, la Perse d’un côté, et Rome de l’autre. Il y aura une compétition, et cela est lié à la question de Gog et Magog. C’est une confrontation globale autour d’Israël. Savez-vous ce qu’est « Gog et Magog » ? Ce ne sont pas deux peuples qui se battent entre eux. « Magog » est une civilisation, et « Gog » est son roi. Et selon la Kabbale, c’est une guerre du monde entier contre Israël, car la guématria (valeur numérique) de « Gog ouMagog » est soixante-dix, représentant les soixante-dix nations du monde. Vous comprenez ? Ainsi, selon nos sources, il est fort possible que cette guerre mondiale, cette guerre du monde entier contre Israël, ait commencé avec la Première Guerre mondiale, et qu’elle se termine à notre époque. On voit une guerre continue, une volonté d’anéantissement d’Israël, qui commence à l’époque de la Déclaration Balfour, en 1917, et en parallèle, on assiste à la renaissance du peuple d’Israël, et à la montée de l’antisémitisme mondial. Le point culminant de cela fut bien sûr la Shoah, mais malheureusement, cela ne s’est pas arrêté là. Nous sommes témoins de phénomènes très inquiétants. Les Juifs veulent fuir l’Europe, ça commence avec l’Europe soviétique, et en même temps, l’antisémitisme augmente en Europe occidentale. Donc il y a une inquiétude très profonde pour les Juifs restés en Europe, notamment en Europe de l’Ouest et en Amérique. Que se passera-t-il ensuite ? Personne ne le sait. Mais il y a un phénomène très préoccupant qui commence à peine à se manifester. C’est une autre question. Donc, le Maharal explique ceci : Il y aura une compétition entre Perse et Rome. Qui l’emportera ? Il donne l’explication suivante : Le Premier Temple a été détruit par Babylone, et la Perse a vaincu Babylone. Donc la Perse est plus puissante que Babylone. Le Second Temple, reconstruit grâce à la Perse (via Cyrus), a été détruit par Rome. Donc Rome est plus puissante que la Perse. Vous comprenez ? C’est son raisonnement. Et il se peut que c’est ce qui est en train de se passer dans le monde aujourd’hui. Il y a quelques années, on craignait une guerre mondiale entre Rome et la Perse. Finalement, ça ne

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Israël-Iran : le président Herzog évoque un tournant historique

Le président israélien Isaac Herzog s’est adressé samedi soir à la nation dans un discours spécial, au lendemain du lancement par Isral d’une série d’attaques préventives contre les installations nucléaires, militaires et stratégiques de l’Iran. Dans une allocution empreinte de gravité, le chef de l’État a défendu l’initiative militaire israélienne et appelé à l’unité face à ce qu’il qualifie de « tournant historique ». S’adressant directement aux Israéliens « enfermés dans les casernes, les abris, les cellules de sécurité », Herzog a salué la résilience exceptionnelle de la population. « Nous démontrons, encore et encore, face aux attaques ennemies sur divers fronts, une résilience sans pareille », a-t-il déclaré, ajoutant « qu’aucune nation n’a jamais été confrontée à une telle série de défis depuis le 7 octobre ». Le président a présenté ses condoléances aux familles des victimes de « l’attaque meurtrière de missiles iraniens ce shabbat qui a visé des civils innocents » et exprimé son soutien aux blessés. Herzog a consacré une large partie de son discours à justifier l’opération militaire israélienne contre l’Iran, baptisée « Am KeLavi. Selon lui, « le régime des ayatollahs iraniens oeuvre contre nous depuis une génération, pour nous tuer », accusant Téhéran d’avoir « œuvré à créer un terrorisme mondial et régional, à propager l’antisémitisme et la haine d’Israël, et surtout à développer des armes nucléaires ». « La famille des nations sait que les armes nucléaires aux mains d’une idéologie meurtrière constituent une menace pour l’humanité », a-t-il martelé, affirmant que cette menace justifie l’action préventive d’Israël. Le président a rendu hommage aux performances de Tsahal, du Mossad et des différentes forces de sécurité, qu’il a qualifiées d’ »extrêmement impressionnantes ». Il a salué « le meilleur de nos filles et de nos fils – les pilotes, les combattants, les agents, le personnel des services de renseignement » ainsi que « le dévouement des réservistes et de leurs familles qui répondent à l’appel ». Appel à l’unité et mise en garde Dans un passage particulièrement appuyé, Herzog a lancé un appel pressant à la cohésion nationale : « En cette période historique, nous ne devons en aucun cas revenir à des mesures qui nous déchirent de l’intérieur », allusion aux divisions politiques internes qui secouent Israël. Herzog a replacé le conflit dans un contexte géopolitique plus large, évoquant « un tournant historique pour l’ensemble du Moyen-Orient – entre un djihad terroriste qui s’efforce de contrôler la région et un horizon de partenariat et de paix ». Il a remercié le président américain pour « son amitié et son soutien indéfectibles » et appelé les dirigeants du G7, qui se réuniront au Canada dans deux jours, à soutenir Israël « sans réserve ». Herzog a conclu son discours sur une note d’espoir et de détermination : « Je suis fier de vous, peuple d’Israël, j’ai confiance en vous et je suis sûr que cette fois encore, le bien triomphera du mal, et la lumière triomphera des ténèbres. Je n’en doute pas : le peuple d’Israël triomphera et vaincra tous ses ennemis ! »

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