L’OEUVRE DE LA CRÉATION
LES ENGENDREMENTS
JUIFS OU HÉBREUX
ISRAËL ET LES NATIONS
MESSIANISME
THÈMES FONDAMENTAUX
10 Juillet 2022

BALAK : MAUDIRE : DIRE DU MAL DE...

Par Ephraim Herrerra interviewé par le journaliste Antoine Mercier

INTERVENANT(S) : EPHRAIM HERRERRA, ANTOINE MERCIER

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Bil’am (Maudire)


Bilʿam est convoqué par Balaq pour maudire Israël. Le raisonnement de Balaq est le suivant : l'épisode de la guerre entre les Hébreux et les Amorréens lui a fait comprendre, comme on dit aujourd'hui, qu'il n'y avait pas de solution militaire. Il demande à Bil’am de maudire Israël. Que veut dire « maudire un peuple » ? Que veulent dire « maudire » et « bénir » ? Comment des paroles peuvent influer sur un problème aussi grave ?[1]


Les peuplades qui habitaient le Moyen-Orient voulaient empêcher Israël de rentrer chez lui. On s'aperçoit que personne ne peut empêcher Israël de rentrer chez lui, et puisque la force militaire s’est révélée inefficace jusqu'à présent, on essaie une autre stratégie – la malédiction. Le sens de maudire ici est : « dire le mal de ». Nous avons vécu, depuis le temps du nazisme et jusqu’à nous jours, des événements politiques qui reprennent cette stratégie de Balaq et de Bilʿam. C'est le problème de ce que peut faire la propagande pour dénaturer la réputation d'un individu ou d'un peuple. Cela a été mis au point au temps du nazisme par Goebbels. La propagande nazie était arrivée à persuader l'humanité entière que les Juifs étaient le Diable, et que se livrer à la chasse à l'homme et brûler « ces gens-là » n'avaient aucune importance. D'autant plus que l'église avait préparé les esprits. L'effet de cette propagande consistait à rendre mauvais, dire le mal de, faire que cela devienne mauvais. C'est la malédiction la plus grande.


Nous vivons un événement de ce genre depuis la création de l'État d'Israël ; cette fois-ci, la propagande ne calomnie pas le peuple juif, mais l’État d'Israël, et parvient à en changer la réputation et la dénomination d'identité d'Israël à travers les mass-médias et à travers les chancelleries. C'est le symbole du mal absolu. De la même manière qu'au temps d'Hitler – et je l'ai vécu –Juif voulait dire « le Diable », nous vivons un temps politique où sionisme veut dire barbarie. Et même des Juifs, et pas seulement des Juifs mais même des Israéliens, et pas seulement des Israéliens mais même des professeurs, sont pris au piège de cette propagande et sont persuadés [qu’elle est vérité]. Lorsque l'on s'aperçoit que l'on ne peut rien contre Israël, on essaie de le maudire, de dire le mal de, de dénaturer son identité…


Qui est ce Bilʿam contemporain, ce prophète des nations toutes ensemble, ce porte-parole de l'opinion publique des Nations ? C'est bien évidemment, et depuis le début, le secrétaire général de ce qu'on appelle l'ONU. Avez-vous remarqué qu'il est chargé d'enregistrer toutes les centaines de déclaration de condamnation d'Israël pour « faute de sionisme », avec l'accord des nations ?


Parachat Pinhas, 1993, T1


 

 
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