Vol FlyDubai: un des héros raconte comment chaque passager a joué un rôle pour éviter la catastrophe

Assaf Rajouan fait partie des passagers qui sont intervenus à bord du vol flydubai FZ1073. Depuis, il a beaucoup parlé aux médias. Dans un message sur les réseaux sociaux, il revient sur les minutes dramatiques du vol et raconte avec le recul avoir trouvé la réponse à une question qui lui a été posée à maintes reprises depuis : qu’est-ce qui a permis d’éviter le pire ?

« Depuis l’événement, on m’a demandé de nombreuses fois quels étaient, selon moi, les facteurs qui ont empêché le désastre », écrit-il. « Je pense avoir reçu aujourd’hui une réponse très particulière. »

La réponse il dit l’avoir comprise en écoutant d’autres passagers du vol témoigner sur une chaîne internationale. Chacun a raconté l’événement depuis sa place dans l’appareil, et les récits se sont emboîtés les uns dans les autres. « Nous avons compris que chaque passager avait un rôle », résume-t-il, avant de l’écrire en anglais : « Every passenger on the flight has a role ».

Il détaille plusieurs actions menées en parallèle :

  • un passager assurait la liaison avec le dispositif de sécurité en Israël ;
  • un autre partageait la connexion de son téléphone en point d’accès, pour que d’autres puissent communiquer ;
  • une passagère récitait des psaumes ;
  • un voyageur a fourni les câbles d’écouteurs qui ont servi à attacher le terroriste ;
  • plusieurs passagers suivaient la carte GPS pour annoncer où l’appareil allait atterrir ;
  • une passagère australienne a été la seule à parvenir à joindre Israël par téléphone pendant que l’avion survolait l’Arabie saoudite.

Assaf Rajouan remercie aussi son épouse, ses parents et ses enfants, présents à bord. « Après l’événement, une fois arrivés sains et saufs en terre d’Israël, j’ai ressenti le besoin de remercier beaucoup de monde », écrit-il. Il cite « les passagers qui ont coopéré », sa femme qui a agi telle « une lionne », « les mères et les pères qui ont protégé leurs proches » et « les enfants qui ont gardé leur sang-froid ».

Alors qu’il n’est pas religieux, Assaf a expliqué avoir ressenti le besoin d’aller hier matin (samedi) à la synagogue pour réciter la bénédiction du Gomel que l’on dit après avoir échappé à un grand danger. Quand il est monté à la Torah, le passage qui était lu a encore donné un sens plus profond à tous ces événements pour lui: « Par hasard, j’ai lu aujourd’hui à la synagogue le chapitre 33 du Deutéronome, verset 26 », écrit-il, citant le verset qui évoque Celui qui « chevauche les cieux » pour venir en aide. « J’ai lu le verset, je me suis arrêté et j’ai eu des frissons, comme tous les fidèles qui connaissaient l’histoire. »

Il dit ne pas savoir comment qualifier ce moment : « Je ne sais pas si c’est la Providence, une coïncidence, ou simplement un instant qui a pris pour moi un sens très profond. » Il conclut par ces mots : « Aujourd’hui, à la synagogue, j’ai ressenti avant tout une chose : merci. Merci pour la vie. Merci pour le miracle. Merci d’avoir le privilège d’être là pour le raconter. Am Israël Haï. »

IsraJ

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut