Entebbe : l’Ouganda rend hommage à Yoni Netanyahou

L’Ouganda a inauguré ce samedi un mémorial en hommage au lieutenant-colonel Yonatan « Yoni » Netanyahou dans l’ancien terminal de l’aéroport d’Entebbe, cinquante ans après l’opération israélienne qui a permis la libération des otages du vol Air France détourné en 1976.

La cérémonie s’est tenue sur le site même où le commandant de l’unité d’élite israélienne avait été mortellement blessé lors de l’assaut. Elle était présidée par le chef d’état-major des forces armées ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président Yoweri Museveni.

Dans son discours, le général Kainerugaba a présenté ce mémorial comme le symbole de « l’amitié durable, du partenariat sécuritaire et de la confiance mutuelle » qui unissent aujourd’hui l’Ouganda et Israël.

« Nous inaugurons un mémorial dédié au lieutenant-colonel Yonatan « Yoni » Netanyahou, le courageux commandant des forces de secours israéliennes, dont le leadership et le sacrifice ultime lors du raid d’Entebbe sont devenus un symbole intemporel de courage, de devoir et de dévouement », a-t-il déclaré.

Le chef militaire ougandais a également tenu à distinguer le régime d’Idi Amin, qui avait soutenu les terroristes après le détournement de l’Airbus d’Air France, de l’Ouganda actuel. Il a qualifié le pouvoir de l’époque de « dictature brutale » qui ne représentait pas le peuple ougandais, affirmant que son pays est désormais une démocratie attachée à la coopération internationale.

Selon lui, ce monument rend hommage non seulement à Yoni Netanyahou, frère de Benyamin Netanyahou, mais aussi aux valeurs qu’il incarnait : le courage face au danger, la protection des innocents et le sens du devoir. « Les monuments commémoratifs sont bien plus que de la pierre et du bronze. Ils préservent la mémoire, transmettent l’histoire et inspirent les générations futures », a-t-il souligné.

Le général Kainerugaba a également évoqué les victimes de l’opération, rappelant les noms de quatre otages tués : Jean-Jacques Maimoni, Pasco Cohen, Ida Borochovitch et Dora Bloch, assassinée par les autorités ougandaises après le raid alors qu’elle était hospitalisée à Kampala. Il a aussi rendu hommage aux soldats ougandais morts lors de l’assaut.

Insistant sur le rapprochement entre les deux pays, il a affirmé que « l’amitié entre l’Ouganda et Israël va bien au-delà des événements de 1976 » et s’est engagé à poursuivre le renforcement de la coopération bilatérale.

Parmi les personnalités présentes figurait également Barak Orland, homme d’affaires israélien installé en Ouganda et représentant officieux d’Israël dans le pays, qui a salué ce mémorial comme le symbole d’un partenariat tourné vers l’avenir.

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